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mercredi 6 août 2008

Twitter, la nouvelle arnaque des politiques (réaction à Libération)

Vous avez aimé Second Life et la campagne ? vous avez adoré Facebook et les candidats ? alors vous adorerez Twitter et la nouvelle communication politique : c'est en tout cas ce que nous promet en substance Libération dans son dossier de couverture de lundi. Pas de demi-mesure, Twitter serait, c'est la nouvelle tendance, "la nouvelle arme des politiques".

Certes, Twitter est la dernière "killer app" à la mode dans l'arsenal du politique 2.0 : la preuve, les candidats américains s'en servent pour signaler en temps réel les derniers updates, comme autant de flash-infos personnels. A quelques jours près, l'article aurait même pu faire sensation avec un focus sur l'invraisemblable sit-in organisé par les Républicains à la Chambre des Représentants, chroniqué en direct par les élus eux mêmes, via Twitter, et caméras de téléphones portables.

Pour autant, de la fascination technologique au progrès démocratique, il y a un pas de géant (lire notamment sur ce point l'intéressante interview de Dominique Wolton). Pour ma part, j'avoue (bis repetita) avoir de sérieux doutes sur les applications de Twitter en communication politique :

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dimanche 27 juillet 2008

L'insoutenable pugnacité des netroots : Obama face à ses militants

Barack Obama a sans doute bien fait de prendre le large pendant toute une semaine -fait sans précédent pour un candidat à ce stade de la campagne- pour se rendre dans plusieurs pays-clé et alliés.

Malgré l’air du candidat à qui tout semble réussir, l’aura du candidat démocrate s'est quelque peu ternie ces dernières semaines à la faveur d’une série de déclarations qui sont apparues, à tort ou à raison, comme autant de revirements pour ses plus fervents partisans.

Ceux-ci n’ont pas manqué de le faire savoir sur le net, notamment à l’occasion d’une spectaculaire campagne en ligne contre la loi ‘FISA’ portant sur la surveillance des communications téléphoniques et électroniques. Malgré l’extraordinaire mobilisation des ‘netroots’, ces militants électroniques qui ont tant fait pour propulser Obama vers la nomination, le candidat a finalement voté en faveur d’une version amendée de la proposition de loi.

Barack Obama n’a sans doute pas fait le mauvais choix d’un point de vue stratégique et tactique. Voter contre aurait été un aveu de faiblesse sur les questions de sécurité nationale, alors qu’il accuse sur ce point un retard significatif par rapport à son rival républicain. Mais ce faisant, il est apparu différent de l’image idéale qui s’était formée dans l’esprit de ses partisans : le héraut du Changement est redevenu un politicien comme tant d’autres.



Mais à la différence de beaucoup d’autres, il n’a pas tenté d’esquiver les critiques et la déception de ses supporters. Ceux-ci n’ont pas manqué de retourner contre leur candidat les mêmes armes qu’il leur avait fourni pour soutenir sa campagne. La fameuse plateforme MyBarackObama.com, véritable coeur du réacteur de son impressionnante machine électorale sur le web, a ainsi vu se former en son sein un groupe de supporters interpelant leur candidat et critiquant ouvertement ses positions sur ce projet législatif.

Alors que le réseau social avait jusque là fonctionné à l’unisson, la mutinerie a gonflé jusqu'à former le principal groupe, par sa taille, de la plateforme avec plus de 20 000 membres. Refusant d’être de simples « bloguillots », bons à recruter, quêter, et voter, la communauté, ou une partie d’entre elle du moins, entendait aussi être écoutée.

Quoi de plus naturel sur internet dira-t-on, mais quoi de plus exceptionnel cependant dans une campagne électorale, de la part de la base des militants, de manière aussi visible et avant même la nomination officielle.

Le revers de la médaille 2.0 ont pu dire les cyniques : mener campagne impose d’instaurer une discipline toute militaire (« command and control ») et de garder à tout moment le contrôle des troupes et du message. Le web 2.0 impose l’inverse : la bride est plus lâche, et la dynamique recherchée est souvent inversement proportionnelle au contrôle exercé. L’ironie de la situation était irrésistible pour beaucoup : le candidat porté par le net en deviendrait-il l’otage ?

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Interview : comité français de soutien à Barack Obama

A l'occasion du passage de Barack Obama à Paris, l'Elysée avait invité, en marge de la conférence de presse (surbookée), une poignée de blogueurs passionnés par la politiques et les affaires américaines. Une initiative qui sera, on l'espère, renouvellée à l'avenir.

A cette occasion, nous avons rencontré, parmi les invités, le représentant du Comité français de soutien à Barack Obama. Pourquoi un comité de soutien français, qui ne peut ni voter, ni influencer, ni lever des fonds pour un candidat américain ? Réponse en images de Samuel Solvit :

Voir également le compte rendu d'Inside The Usa, d'Anthony, chez Memoire-Vive, et un petit mix vidéo à la mano sur le déroulement de la conférence de presse, côté blogs.

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lundi 16 juin 2008

46% des Américains utilisent Internet pour s'informer, participer, contribuer à la campagne présidentielle

Voilà ce que c'est que de repousser un projet de billet à plus tard... A peine le précédent billet publié sur une étude datant de janvier, voici que paraît une nouvelle étude de la même Fondation, avec de nouveaux chiffres tout frais.

Alors que les chiffres précédent portait essentiellement sur les jeunes (18-29 ans), cette nouvelle vague porte sur l'ensemble de la population en âge de voter. Les chiffres-clés, brut de décoffrage : ''

  • Fully 46% of all Americans have used the internet, email, or phone texting to get news about the campaigns, share their views, and mobilize others.
  • More Americans have gone online to get political news and campaign information so far than during all of 2004.
  • Two new internet activities have stormed the political stage: 35% of Americans have watched online videos related to the campaign, and 10% have used social networking sites to engage in political activity.
  • Nearly one in ten internet users has donated money to a candidate online at this point in the race.
  • 39% of online Americans have used the internet to gain access to primary political documents and observe campaign events.
  • Despite the increased salience of online sources in the political arena, wired Americans have mixed views about the overall impact of the internet on politics.''

A noter notamment ce gap saisissant entre les partisans de Barack Obama et d'Hillary Clinton en matière d'activisme online : ''

  • Young voters tilt toward Obama specifically and toward Democrats generally, and that gives the Democrats some online advantages. Among Democrats, Obama supporters are more likely than Hillary Clinton’s to be internet users. 74% of wired Obama supporters have gotten political news and information online, compared with 57% of online Clinton supporters.
  • Among online Democrats, Obama’s supporters are more likely than Clinton’s supporters to have made online campaign contributions (17% vs. 8%), to sign online petitions (24% vs. 11%), to have passed along political commentaries in blogs and other forms (23% vs. 13%), and to have watched campaign videos of any kind (64% vs. 43%).''
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jeudi 12 juin 2008

Net-campagne US : La part croissante d'internet dans la consommation des médias

Dire qu’internet a pris un poids colossal dans la campagne américaine est désormais un lieu commun. Il n’en est pas moins intéressant, de mettre cette évolution en perspective, au regard de quelques chiffres-clés, pour la plupart tirés d’une excellente étude de la fondation Pew réalisée en début d’année

  • 24% des Américains indiquent avoir appris quelque chose au sujet de la campagne sur internet (ils n'étaient que 13% en 2004)
  • 42% des jeunes Américains entre 18 et 29 ans s'informent sur la campagne via internet (ils étaient 20% in 2004)
  • 24% des Américains ont visionné au moins une vidéo en ligne à propos d’un candidat ou de la campagne (ce chiffre atteint 40% chez les moins de 30 ans)
  • 37% des 18-24 ans ont reçu des éléments d'information d un candidat via une plateforme de réseau social

Plus impressionnant encore, ce graphique qui souligne chez les jeunes (18-29 ans) la poussée du média internet aux dépens de la télévision, en seulement 4 ans : +25% !

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Barack Obama : le premier candidat...

Barack Obama n’est pas seulement le premier candidat noir à participer à “la finale” de la course à la Maison Blanche, il est aussi le premier candidat de l’ère internet à obtenir la nomination d’un des deux grands partis nationaux.

Alors qu’ Howard Dean avait chuté dès le début des primaires, Obama est parvenu à créer au fur et à mesure une organisation politique que certains comparent à une start-up politique qui l’a propulsé jusqu’ à l’investiture. On n’a pas fini d’analyser les raisons d’un succès qui défie tous les principes de la stratégie électorale moderne américaine, et on ne saurait uniquement créditer internet d’un tel exploit, mais on ne peut évidemment pas l’ignorer, tant ce facteur s’est révélé incontournable tout au long de la campagne.

Celui que le New York Times baptisait récemment le wiki-candidat (à tort d’ailleurs), ou qu’Andrew Sullivan présente comme “the master of the new facebook politics” est parvenu, contrairement à Howard Dean en son temps, ou Ron Paul plus récemment, à bâtir une organisation aussi réelle qu’efficace. Certes, Barack Obama, par sa verve d'orateur et son talent d’organisateur (hérité de ses jeunes années en tant que community organizer dans la banlieue de Chicago) a su susciter l'enthousiasme, et son équipe a su admirablement canaliser cet enthousiasme, principalement chez les jeunes, pour recruter des sympathisants, récolter des dons, et alimenter cette lame de fond qui a fini par balayer ses opposants démocrates.

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mercredi 14 mai 2008

La feuille de route d'Eric Besson en mode wiki

A quelques semaines de l'ouverture des Assises du Numérique, TemPS réels et Betapolitique (sites proche du PS), battent le rappel en dressant l'inventaire des engagements du candidat Sarkozy en la matière.

Ces engagements, énoncés dans une longue tribune qui avaient été publiée sur le Journal du Net quelques jours avant le 1er tour, ont donc fait l'objet d'un découpage minutieux, et d'une mise au format wiki, afin de pouvoir annoter et compléter l'état d'avancement sur chaque point.

Au vu de l'absence totale de débat durant la campagne sur ces enjeux légèrement déterminants pour l'avenir économique de la France et du désintérêt global pour ces assises du numérique en dehors des sempiternelles questions sur le piratage, on peut saluer cette initiative qui vise à fournir une base de référence claire. Mise au format wiki, la longue liste des engagements pourra ainsi être utilement complétée, avec la crainte cependant, compte tenu du site hébergeur, que cette initiative soit d'emblée dénoncée comme partisane et ignorée.



Il faut dire qu'on aimerait trouver une liste équivalente sur le site des Assises du Numérique ou même sur le tableau des engagements électoraux tenu par l'UMP, mais ce dernier semble actuellement frappé d'amnésie totale (mise à jour : bug à présent réparé).

Sinon, pour mémoire, on pourra également se reporter à cette interview du conseiller TIC du candidat il y a tout juste un an.

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lundi 12 mai 2008

Interview de Jawad Boulos : Liban, Démocratie ... Facebook

Jawad Boulos est membre du parlement libanais. Elu pour la première fois en 2005, au sein de la coalition qui détient actuellement la majorité, il milite pour préserver l’indépendance du Liban.

Rencontré à l’occasion d’une conférence sur la netpolitique organisée par l’Institut Aspen, Jawad est intervenu à l’issue de la présentation pour souligner un aspect des médias sociaux qu’il est trop facile d’oublier lorsque l’on est habitué aux campagnes électorales « normales » : celles qui se règlent dans les urnes et non pas à coups de bombes.

Jawad Boulos est aujourd’hui contraint de vivre et travailler en permanence avec un dispositif de sécurité draconien ; ne pouvant sortir librement et aller à la rencontre de ses concitoyens, il en est venu à utiliser Facebook pour garder le contact avec ses électeurs et défendre ses idées. Il nous explique pourquoi :

(note : cet interview était prévu avant les évènements tragiques qui affectent le Liban depuis quelques jours. Il paraît certes desuet aujourd'hui de parler de Facebook au regard de l'actualité du pays, mais nous espérons que cela pourra un tant soit peu contribuer à relayer de telles initiatives démocratiques)

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Conférences et évènements : à vos agendas

Quelques conférences récentes et à venir à suivre du coin de l'oeil :

- "Que reste-t-il des codes de la communication présidentielle ? Un an après..." : C'est le thème de l'un des rituels petits-déjeuners débats de l'association Sorbonne Communication de Paris. Celui-ci se tiendra le 5 juin et accueillera Julien Dray, Jacques Gerstlé, Laurent Habib, Gilles Leclerc et Brice Teinturier pour évoquer l'évolution de la communication politique, au regard d'un an de présidence Sarkozy, mais aussi à l'aune d'une évolution plus globale des médias et de la communication. Contact et inscription (gratuite).

- La conférence "Rebooting Democracy" à New York (si vous passez par là) qui cette année s'annonce spectaculaire, net-campagne américaine oblige. Le programme est encore en cours de calage, mais le gratin de la netpolitique US, et du web 2.0 (voire 3.0 pour certains) sont d'ores et déjà annoncés. A suivre.

- Le mois dernier se tenait à l'université de Londres une conférence intitulée... Politics 2.0. Pas très original, mais bien utile pour les étudiants et chercheurs en science politique : le site de la conférence a eu la bonne idée de mettre à disposition les travaux de recherche présentés par les intervenants à cette occasion. Le blog de la conférence ou celui de iRevolution permettra également un survol plus rapide des sujets.

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dimanche 16 mars 2008

Epheméride (sans Municipales inside) : Laurent Wauquiez, Tibet, Obama, Scientologie ...

- Le JDD annonce que Laurent Wauquiez pourrait se voir accordé un Secrétariat d'Etat nouvellement créé aux Nouvelles Technologies. Un ouf de soulagement par rapport à l'hypothèse évoquée chez Morandini, en attendant de voir ce qu'il advient des ambitions technologiques du candidat Sarkozy. (Mise à jour : et non, mauvais scoop du JDD : c'est finalement Eric Besson qui remporte le maroquin.)

- Dans le même article, Florence Muracciole indique qu'une personne venant renforcer l'équipe internet de l'Elysée sera en charge de "surveiller tout ce qui se dit sur la Toile, de traquer les fausses rumeurs de déjouer toute désinformation à l'encontre du Président. L'objectif : contre-attaquer aussitôt." Après la vidéo du G8, l'épisode CBS News, et le "pauv' con" du Salon de l'Agriculture, ça commence à faire. Le jeune responsable de la cyber-war-room de l'Elysée aura du pain sur la planche. A moins bien sûr que Laurent Wauquiez ne trouve rapidement une technologie miracle ;-)

- Le Gouvernement Chinois aurait tout simplement bloqué l'accès à YouTube depuis la Chine pour limiter la diffusion d'images sur la répression des manifestations qui se déroulent actuellement au Tibet.

- Un sondage d'Harris Interactive indique que la majorité des Américains ne lit pas de blogs politiques. Le contraire eût été surprenant. C'est dans le troisième paragraphe que l'on nous signale tout de même que 23% de la population américaine lirait des blogs politiques, ce qui paraît tout de même extrêmement élevé (un quart des Américains, même pas des internautes ? allons donc). Bref, un sondage très discutable, d'autant que la distinction entre un blog et un site de média n'a plus aucun sens : tous les médias proposent désormais des fils de commentaires à la suite de chaque post article et des blogs à leurs éditorialistes, voire à leurs lecteurs. Bien malin qui peut aujourd'hui faire la différence, et dire sans se tromper qu'il lit un blog ou un site de média.

- Bob Beckel, ancien directeur de la campagne présidentielle de Walter Mondale (battu par Reagan) a coutume de dire que bâtir une campagne présidentielle aux Etats-Unis revient à bâtir en l'espace de quelques mois une entreprise digne de figurer dans le classement Fortune 500 de par sa taille, ses revenus, et le nombre de ses collaborateurs. Barack Obama n'est pas seulement parvenu à construire l'une des "entreprises" politiques les plus efficaces de l'histoire politique américaine, il est parvenu à monter une véritable entreprise 2.0 dans l'Etat de Californie. Si Howard Dean avait Meetup, Barack Obama a "Central Desktop", une application collaborative façon Google Docs pour les entreprises qui aura permis d'accélérer le recrutement, la formation, et le partage d'information entre bénévoles.

The use of Central Desktop started in the California campaign where the Obama people faced the task of developing and managing a field operation in a geographically massive and diverse state. According to Issac, the conventional wisdom was that you could really only campaign in California effectively through TV and direct mail. No one had tried to build a field operation from the grass roots up in California since Bobby Kennedy. Several volunteers started using Central Desktop to coordinate their internal efforts. It worked well so they decided to open it up to more volunteers as they hired and then organized a field operation that enlisted 6,000 precinct captain volunteers.

- Dans marketing politique, il y a marketing, comme l'a remarqué la start-up MOGreet qui a remis à chaque directeur de campagne démocrate et républicain un téléphone portable sur lequel les internautes peuvent envoyer une petite carte postale vidéo sur une dizaine d'enjeux clés, avec un message associé (un MMS en gros). Une fausse innovation technologique et une vraie idée stupide donc (j'imagine la réaction du directeur de campagne : "bien sûr que ça m'intéresse de recevoir des milliers de spams vidéos sur mon portable ; je commençais justement à me lasser de regarder Youtube en boucle").

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vendredi 7 mars 2008

Municipales : que se passe-t-il sous le niveau du radar médiatique ?

Aah la France, son histoire, ses particularismes, ses fromages, et ses milliers de sub-divisions administratives qui rendent les élections municipales à la fois si populaires et si difficiles à suivre.

Logistique et politique obligent, seules les plus grandes villes, où s'affrontent des candidats d'envergure nationale, bénéficieront d'une couverture médiatique importante ce dimanche et le dimanche suivant.

C'est assez compréhensible, et franchement, les sites des grands médias ont utilisé à plein les capacités du web pour couvrir aussi largement que possible un maximum de communes (coup de chapeau au site dédié du Figaro qui propose de nombreux contenus et outils innovants en la matière).

Pour autant, il est assez paradoxal de noter à quel point le web s'est banalisé dans cette campagne, et à quel point cela est désormais... banal.

Il y a tout juste deux ans (flashback), on s'interrogeait encore fiévreusement sur la capacité des politiques à intégrer le phénomène des blogs, à se demander parfois si la démocratie représentative y résisterait : tout cela fleurait bon le 2.0 et la révolution. Tout le monde tombait à peu près d'accord, nous y compris, pour dire que les Municipales seraient sans doute un bien meilleur test que les présidentielles pour évaluer l'impact du Net en politique.

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lundi 4 février 2008

Epheméride : Municipales ; Barack Obama ; l'e-pétition au Parlement britannique

  • Les Municipales 2008 ont leur univers Netvibes : pour tout suivre, c'est là, pour en être, taguez vos billets 'municipales'.
  • Comparateurs de programmes, le retour : Votons.info propose "les programmes des candidats pour Paris, Lyon, Marseille, Rennes, Nice, Toulouse, Reims et bien d'autres villes", avec un moteur de recherche par code postal, et un espace ouvert aux citoyens pour effectuer leur propre bilan pour leur ville sur les 8 critères suivants : économie et emploi, logement et urbanisme, environnement, transports, éducation et culture, solidarité, jeunesse, sports et vie associative, gouvernance.
  • L' e-pétition continue à faire son chemin. Après Downing Street, c'est au tour de la vénérable Chambre des Communes de s'intéresser à cette procédure déjà mise en place en Ecosse et au Bundestag allemand. L'enjeu est à la fois technologique et démocratique puisqu'il vise rien moins qu'à mettre à jour le logiciel de la démocratie représentative, sans verser pour autant dans le populisme débridée. Le Parlement britannique avance à pas comptés mais décidés : un comité consultatif a été mis en place et devrait publier ses recommandations d'ici mars.


Rappelons que la modernisation du droit de pétition fait partie des engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, et a d'ores et déjà été endossé par André Santini (possible Secrétaire d'Etat aux nouvelles technologies selon certains échos de presse), Michel Rocard, ancien Premier ministre, Isabelle Falque-Pierrotin, Conseiller d'Etat et Déléguée générale du Forum des Droits de l'Internet, François Bayrou, et quelques autres encore.

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Ann MacIntosh, Professeur au Centre de Recherche de l’Université de Napier en Ecosse à propos de l'e-pétition parlementaire

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