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dimanche 23 septembre 2007

Simplification des lois : la Commission des lois sollicite l'assistance des internautes

Vu chez Alain Lambert cette étonnante initiative de la Commission des Lois de l'Assemblée nationale qui fait appel aux citoyens pour simplifier les textes de loi.

(La commision des lois) a pris l'initiative d'ouvrir ce site Internet. Vous êtes invité(e) à y citer précisément les dispositions législatives vous paraissant répondre aux critères précédents et exposer les difficultés auxquelles vous avez été confronté(e) au regard de ces mêmes dispositions. (...)

La commission des lois présentera ensuite des propositions de réforme législative qui pourront être adoptées par le Parlement.

Le Parlement se mettrait-il au crowdsourcing ? Idée à suivre en tout cas, mais qui pourrait bénéficier de technologies plus adaptées pour ce beau projet qu'un simple formulaire en ligne (bon courage à la personne qui relève les compteurs.

Sans aller jusqu'à créer un wiki, façon NotreConstitution.net, un forum de discussions ou un Digg-like aurait l'avantage de rendre visible les propositions existantes, d'éviter les propositions redondantes, et de leur permettre de s'affiner au gré des améliorations proposées par les différents contributeurs.

Mise à jour : également un article à ce sujet sur 01net

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jeudi 7 juin 2007

Monsieur Ollier, encore un effort...

"Vingt et une propositions pour une Assemblée nationale plus efficace et une législation plus lisible" : c'est la longue liste des réformes proposées par Patrick Ollier, actuel Président de l'Assemblée nationale, lundi 4 juin à l'occasion d'une conférence de presse rapportée par La Tribune.

Parmi les 21 propositions, la 18è -passée totalement inaperçue- porte sur le droit de pétition, et vise à rendre l'Assemblée "plus lisible dans son action", selon les termes du communiqué.

Droit de pétition 1 000 000 de signatures au moins ; filtrage par le bureau de l’AN ; s’il y a lieu, CRÉATION D’UNE MISSION D’INFORMATION DE LA CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS ; au terme de ses travaux, débat en séance publique à l’issue duquel est décidé ou non de légiférer.

Le seuil fixé à 1 million rappelera sans doute à certains l'une des propositions de Ségolène Royal qui, lors de son discours de Villepinte, avait précisement proposé cette mesure : "les citoyens pourront faire examiner par le Parlement une proposition de loi qui aura recueilli 1 million de signatures."

On s'étonnera en revanche que M. Patrick Ollier n'ait en revanche pas fait écho aux propositions du candidat de son propre camp...

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lundi 30 avril 2007

Démocratie participative et débat public utilisant Internet, le cas de l'e-pétition

Dans l’effervescence de la net-campagne du premier tour, nous avions oublié de vous signaler le très précieux « Livre blanc sur la démocratie participative et le débat public utilisant Internet » de Philippe Aigran pour la société Sopinspace. Précieux, ce document l’est à un double titre. D’abord, parce qu’il réussit à exposer à la fois les grands éléments théoriques du domaine de la démocratie participative et de nombreux cas pratiques de l’usage d’Internet dans ce cadre. Ensuite, parce qu’il nous permet d’éclairer la place que l’e-petition (notamment parlementaire) pourrait prendre au sein d’une démocratie renouvelée.

Le chapitre 3 du livre blanc rappelle opportunément le cycle de vie des politiques publiques :

  • Etat des lieux et identification des problèmes
  • Enjeux et priorités
  • Options possibles pour l’action publique
  • Formulation et délibération législative
  • Appropriation et mise en œuvre des politiques
  • Evaluations des politiques publiques
  • Fin du cycle et début d’un nouveau avec Etat des lieux…

Dans ce cadre théorique et en fonction des exemples suivis (Bundestag, 10 downing street et parlement écossais), il est possible d’utiliser l’e-petition principalement pour faire émerger des alertes citoyennes (identification des problèmes), discuter des problèmes rencontrés et déterminer leur priorité et leur ordonnancement (enjeux et priorités) et éventuellement de commencer à élaborer des scénarii d’évolutions potentielles du contexte législatif ou réglementaire (options possibles pour l’action publique).

En ce qui concerne, l’établissement d’un état des lieux négatif ou l’identification d’un contexte problématique, le livre blanc rappelle que « l’un des symptômes récurrents de la crise du politique porte sur le retard avec lequel les politiques publiques prennent conscience de problèmes sociaux, sanitaires ou environnementaux ». A ce titre, Philippe Aigrain préconise deux « remèdes » :

  • l’existence de sources de données et d’analyses indépendantes (on se souvient de la polémique sur les chiffres du chômage avant la phase électorale actuelle)
  • l’action de porteurs d’alerte (« associations ou autres acteurs de terrain » selon P. Aigrain), qui ont pour l’instant essentiellement utilisés « des procédures de type cahiers de doléances », mais qui pourraient très bien profiter du nouveau canal de remontées que représente l’e-petition.

De plus, une e-pétition « institutionnelle » permettrait notamment de relativiser certains biais liés à la médiation des porteurs d’alerte. En effet, une action institutionnelle indépendante permettait d’éviter que des problèmes relativement mineurs à l’échelle de la société mais aisés à détecter ou surtout portés par des voix très actives ne viennent masquer des problèmes importants mais plus diffus ou mal représentés.

Bref, ce livre blanc nous aura permis, en plus de nous instruire, de confronter l’idée que nous nous faisons de l’intérêt de la mise en place d’un système d’e-petition parlementaire en France dans le cadre de son renouvellement institutionnel. Toujours pour continuer la réflexion dans ce domaine, nous vous invitons à comparer la description des différents modèles d’e-petition mis en place à travers divers documents et interviews :


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E-pétition au Parlement allemand : interview de la présidente de la commission des pétitions du Bundestag

Interview de Kersten Naumann, présidente de la commission des pétitions du Bundestag allemand, parue dans le magazine jetzt.de. Traduit de l'allemand.

Tout citoyen a le droit d’adresser des requêtes, des recours, des interpellations ou des propositions au Bundestag allemand – à la commission des pétitions, pour être précis. Sa requête devient alors une pétition et doit être traitée par la commission compétente du Bundestag. Depuis un an et demi, il existe désormais la possibilité de publier des pétitions sur le site Internet de la commission. C’est ce qu’on appelle une « pétition publique ». Tous les citoyens peuvent consulter ces pétitions publiques et les « cosigner » : en jargon politique, cela veut dire que chacun peut souscrire à la pétition, en discuter avec d’autres personnes dans le cadre d’un forum ou même informer d’autres personnes encore par courriel au sujet de la pétition.

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l'E-pétition de Tony Blair : interview de Tom Steinberg

Les Ecossais ne sont pas les seuls au Royaume-Uni à avoir recours à l'e-pétition : Tony Blair lui-même l'a fait mettre en place sur le site officiel du Premier ministre au mois de novembre 2006. Le système a été créé et déployé par la Fondation "MySociety", qui s'était déjà illustré au travers d'initiatives comme WriteToThem.com and TheyWorkforYou.com.

Netpolitique a interviewé le fondateur de MySociety Tom Steinberg pour en savoir plus sur ce dispositif.

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vendredi 20 avril 2007

E-pétition parlementaire : après F. Bayrou et S. Royal, Nicolas Sarkozy s'engage à son tour

Depuis quelques mois, la proposition du droit de pétition électronique, que nos lecteurs connaissent bien, a fait son bout de chemin. Il y a quelques jours à peine, Michel Rocard en faisait la recommandation dans son rapport « République 2.0 » remis à Ségolène Royal (proposition 59 : Extension du droit de pétition existant aux pétitions électroniques).

La pétition permet aux citoyens de porter à la connaissance des élus leurs doléances. Elle donne une seconde vie à l’une des plus anciennes formes d’expression civique. La disponibilité de logiciels libres et leur incorporation dans de nombreux outils de publication permettent de lancer simplement une pétition. Le droit de pétition est actuellement limité du fait de la non prise en compte des pétitions électroniques. Le Règlement de l'Assemblée nationale doit être modifié pour introduire cette procédure. Plusieurs Parlements ont instauré la recevabilité des pétitions électroniques. C’est le cas en Ecosse et en Allemagne.

A présent, c’est Nicolas Sarkozy qui s’engage, à l’occasion d’une longue tribune publiée dans le Journal du Net dans laquelle il détaille sa vision de "la France à l'ère numérique", à mettre en œuvre le droit de pétition électronique s’il est élu.

Et de 3 donc ! François Bayrou nous avait confirmé son soutien plein et entier à cette proposition, et Ségolène Royal avait également pris un engagement en ce sens en prônant l’examen par le Parlement de tout texte ayant reçu un nombre requis de signatures, appuyé en cela par internet. C'est désormais au tour de Nicolas Sarkozy d’en prendre l’engagement formel :

Je protégerai la liberté d’expression sur internet et je lui donnerai les moyens de contribuer activement au débat politique. L’accès en ligne au droit et au travail parlementaire sera profondément modernisé, la pétition électronique sera mise en œuvre, l’administration électronique accélérée.

Nous nous réjouissons bien sûr du soutien que l’on peut désormais qualifier d’unanime des trois principaux prétendants à la Présidence de la République pour cette proposition que nous appelions de nos vœux à longueur de billets...

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mercredi 28 mars 2007

MonVoteàMoi : déterminez votre candidat

MonVoteàMoi, que nous présentait en avant-première Robin de Sitoyen.fr, est désormais en ligne et accessible sur cette page.

Elaboré en partenariat avec l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon et l'Institut néerlandais pour la Participation Politique, MonVoteàMoi s'appuie sur une solide méthodologie testée dans plusieurs pays européens.

L'ensemble des candidats ont été consultés sur les 35 thèmes du test. Avant de passer dans l'isoloir, faîtes donc un crochet par MonVoteàMoi ;-)

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lundi 19 mars 2007

Colloque E-démocratie au Sénat (suite)

Si vous n'avez pu vous rendre au colloque E-Démocratie organisée mercredi 14 mars au Sénat, vous pourrez consulter les notes des blogueurs de service : H2A, Au fil du clavier, et sur le blog de Jérome Bouteiller.

Le "Pacte Numérique" présenté à cette occasion est également disponible en ligne sur le site du colloque.

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mercredi 14 mars 2007

E-pétition : "la prochaine mandature ne pourra pas reculer sur ce point essentiel" (André Santini)

Comme le savent nos lecteurs réguliers, nous avons publié au cours des derniers mois plusieurs billets et interviews sur le sujet de l'e-pétition, un processus délibératif de recueil des sollicitations des internautes-citoyens et de débat online avec les élus. Ce système est déjà en place en Ecosse (parlement régional), au Royaume-Uni (Tony Blair l'a mis en place), et en Allemagne (au Bundestag).
Autheuil s'inquiètait dans ce billet des lents progrès de ce débat. Nous tenons à la rassurer sur ce point : il n'y a pas le feu, toute idée devient bonne en son temps ;-)

A l'occasion d'une conférence récemment organisée par la Fondation pour l'Innovation Politique sur Internet et les présidentielles, nous avons interrogé André Santini, ancien ministre, député, et initiateur d'une résolution en 2005 pour étendre le droit de pétition (déjà existant) aux supports numériques.
Ci-après la transcription de la réponse d'André Santini (également en vidéo ci-dessous ) :



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mardi 20 février 2007

Rapport Tessier : vers une reconnaissance du journalisme citoyen ?

Marc Tessier, ancien président de France Télévision vient de remettre un rapport au Ministre de la Culture sur l'avenir de la presse face au numérique.

Rendu public dans la foulée des résultats du sondage La Croix-Sofres sur la confiance dans les médias, ce rapport devrait beaucoup faire parler de lui, et notamment de ses recommandations concernant la question d'un nouveau statut pour les "journalistes citoyens".

Débat récurrent s'il en est, la question du statut du blogueur par rapport aux journalistes professionnels est un sujet passionnel. Attendons-nous à voir dans les prochains jours des réactions corporatistes d'un côté, et des objections virulente de l'autre, face à tout système pouvant être perçue de près ou de loin comme une certification de l'information officielle ou à une restriction de la liberté d'expression en ligne.

A la lecture des pages concernées, il est évident que le rédacteur du rapport a bien conscience de s'aventurer en terrain miné.

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jeudi 8 février 2007

"The future of media, democracy and community" : live webcast de la conférence We Media

La 3è édition de la conférence annuelle des médias citoyens "We Media" vient d'ouvrir. Invités de marque, médias, associations, blogueurs, universitaires échangeront pendant deux jours sur l'avenir des médias.

La conférence est diffusée live en webcast (vidéo) à cette adresse.

Le programme est passionnant. Nous vous recommandons, par anticipation, les deux sessions suivantes :

- “Soft Power” Forum (8 février, 21h30 heure française) How popular culture and media are combining to create a new source of influence and power, and a new flow of information derived from interaction and interactivity among citizens.

- "Behold the Power of Us: The future of media, democracy and community" (9 février, 16h15, heure française) A town hall meeting on the ideas, forces and stories that are shaping communities and their future in the age of access

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dimanche 4 février 2007

Tony Blair vante les mérites de l'e-pétition à Nicolas Sarkozy

Un million : c'est le nombre de signatures recueillies par Downing Street, le siège du gouvernement britannique, via son système d'e-pétition. Lancé le 13 novembre dernier, 4391 e-pétitions auront ainsi été proposées et débattues par les citoyens britanniques sur ce site public.

En visite à Londres le jour même, Nicolas Sarkozy a bénéficié d'une démonstration spéciale par Tony Blair lui-même, "en réponse à l'intérêt exprimé par Nicolas Sarkozy pour les outils technologiques permettant d'interagir avec le public" selon le communiqué du Gouvernement britannique. Malheureusement, pas de précision, au-delà des formules convenues, sur les réactions de Nicolas Sarkozy à cette présentation (NDLR à l'attention de l'UMP : si d'aventure ce billet se retrouvait dans la synthèse web de l'UMP, nous restons preneurs d'un feedback).

Pas de réactions non plus du côté du PS ou de l'UDF depuis notre précédent billet concernant les positions des candidats sur l'expérience de l'e-pétition. Ce n'est guère surprenant compte tenu des sollicitations multiples dont les candidats font l'objet, mais on ne peut s'empêcher de s'étonner en particulier du silence de François Bayrou, dont le parti était pourtant à l'origine de la première proposition d'autorisation de l'e-pétition à l'Assemblée nationale en 2005.

Peut-être une occasion ratée de concrétiser les nombreuses déclarations du candidat de l'UDF en matière de réformes institutionnelles visant à restaurer le lien entre gouvernants et gouvernés...

Mise à jour (5 février) : nous venons de recevoir la réponse de l'un des principaux candidats. Publication très bientôt...

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Photo de Ann Macintosh Netpolitique a interrogé

Ann MacIntosh, Professeur au Centre de Recherche de l’Université de Napier en Ecosse à propos de l'e-pétition parlementaire

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