Le Blog de Netpolitique

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lundi 30 avril 2007

Démocratie participative et débat public utilisant Internet, le cas de l'e-pétition

Dans l’effervescence de la net-campagne du premier tour, nous avions oublié de vous signaler le très précieux « Livre blanc sur la démocratie participative et le débat public utilisant Internet » de Philippe Aigran pour la société Sopinspace. Précieux, ce document l’est à un double titre. D’abord, parce qu’il réussit à exposer à la fois les grands éléments théoriques du domaine de la démocratie participative et de nombreux cas pratiques de l’usage d’Internet dans ce cadre. Ensuite, parce qu’il nous permet d’éclairer la place que l’e-petition (notamment parlementaire) pourrait prendre au sein d’une démocratie renouvelée.

Le chapitre 3 du livre blanc rappelle opportunément le cycle de vie des politiques publiques :

  • Etat des lieux et identification des problèmes
  • Enjeux et priorités
  • Options possibles pour l’action publique
  • Formulation et délibération législative
  • Appropriation et mise en œuvre des politiques
  • Evaluations des politiques publiques
  • Fin du cycle et début d’un nouveau avec Etat des lieux…

Dans ce cadre théorique et en fonction des exemples suivis (Bundestag, 10 downing street et parlement écossais), il est possible d’utiliser l’e-petition principalement pour faire émerger des alertes citoyennes (identification des problèmes), discuter des problèmes rencontrés et déterminer leur priorité et leur ordonnancement (enjeux et priorités) et éventuellement de commencer à élaborer des scénarii d’évolutions potentielles du contexte législatif ou réglementaire (options possibles pour l’action publique).

En ce qui concerne, l’établissement d’un état des lieux négatif ou l’identification d’un contexte problématique, le livre blanc rappelle que « l’un des symptômes récurrents de la crise du politique porte sur le retard avec lequel les politiques publiques prennent conscience de problèmes sociaux, sanitaires ou environnementaux ». A ce titre, Philippe Aigrain préconise deux « remèdes » :

  • l’existence de sources de données et d’analyses indépendantes (on se souvient de la polémique sur les chiffres du chômage avant la phase électorale actuelle)
  • l’action de porteurs d’alerte (« associations ou autres acteurs de terrain » selon P. Aigrain), qui ont pour l’instant essentiellement utilisés « des procédures de type cahiers de doléances », mais qui pourraient très bien profiter du nouveau canal de remontées que représente l’e-petition.

De plus, une e-pétition « institutionnelle » permettrait notamment de relativiser certains biais liés à la médiation des porteurs d’alerte. En effet, une action institutionnelle indépendante permettait d’éviter que des problèmes relativement mineurs à l’échelle de la société mais aisés à détecter ou surtout portés par des voix très actives ne viennent masquer des problèmes importants mais plus diffus ou mal représentés.

Bref, ce livre blanc nous aura permis, en plus de nous instruire, de confronter l’idée que nous nous faisons de l’intérêt de la mise en place d’un système d’e-petition parlementaire en France dans le cadre de son renouvellement institutionnel. Toujours pour continuer la réflexion dans ce domaine, nous vous invitons à comparer la description des différents modèles d’e-petition mis en place à travers divers documents et interviews :


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E-pétition au Parlement allemand : interview de la présidente de la commission des pétitions du Bundestag

Interview de Kersten Naumann, présidente de la commission des pétitions du Bundestag allemand, parue dans le magazine jetzt.de. Traduit de l'allemand.

Tout citoyen a le droit d’adresser des requêtes, des recours, des interpellations ou des propositions au Bundestag allemand – à la commission des pétitions, pour être précis. Sa requête devient alors une pétition et doit être traitée par la commission compétente du Bundestag. Depuis un an et demi, il existe désormais la possibilité de publier des pétitions sur le site Internet de la commission. C’est ce qu’on appelle une « pétition publique ». Tous les citoyens peuvent consulter ces pétitions publiques et les « cosigner » : en jargon politique, cela veut dire que chacun peut souscrire à la pétition, en discuter avec d’autres personnes dans le cadre d’un forum ou même informer d’autres personnes encore par courriel au sujet de la pétition.

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l'E-pétition de Tony Blair : interview de Tom Steinberg

Les Ecossais ne sont pas les seuls au Royaume-Uni à avoir recours à l'e-pétition : Tony Blair lui-même l'a fait mettre en place sur le site officiel du Premier ministre au mois de novembre 2006. Le système a été créé et déployé par la Fondation "MySociety", qui s'était déjà illustré au travers d'initiatives comme WriteToThem.com and TheyWorkforYou.com.

Netpolitique a interviewé le fondateur de MySociety Tom Steinberg pour en savoir plus sur ce dispositif.

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mercredi 25 avril 2007

Etude : l'impact du net dans la campagne

Le Journal du Net mentionne une nouvelle étude réalisée par OTO Research sur l'impact du net dans l'information des citoyens. Résultats intéressants, notamment sur le niveau très honorable de crédibilité du média internet (qui, rappelons-le comprend aussi bien les blogs personnels, que les sites de médias professionnels), puisqu'il se placerait au même niveau que la radio.

A noter également : un indicateur qui mérite qu'on s'y attarde : la mesure (déclarative) de l'influence du net sur le choix du candidat :

Internet est également utilisé comme un moyen d'action. Ainsi, 29 % font circuler des informations sur les candidats à leurs relations et 24 % visitent souvent ou de temps en temps des blogs de militants. 13 % des sondés se déclarant en faveur de Nicolas Sarkozy estiment que le Web a eu de l'influence sur leur décision. Les électeurs de François Bayrou sont 29 % a estimer que le Web les a aidés à définir leur choix (23 % pour Ségolène Royal).

Lire également l'article sur LCI.fr : "Le net, un acteur de poids dans la campagne"

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lundi 23 avril 2007

Ephémeride de la netpolitique : spéciale résultats 1er tour

Note de service : merci aux blogueurs d'utiliser autant que possible le tag net-campagne afin de faciliter le suivi et l'archivage des billets jusqu'au 2è tour sur le fil info de la net-campagne.

* Beaucoup d'effervescence sur le web à l'approche et à l'issue des résultats, mais personne n'a vendu le morceau avant l'heure dans la blogosphère. On ne saurait en dire autant sur Second Life : au moins 3 avatars étaient au courant. Ils courent toujours.

* Avatars encore chez 20 minutes qui nous présente le World of Electors qui "à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 7 mai, nous accompagne, avec un œil neuf sur la dernière de la campagne présidentielle".

* Les résultats en long, en large et en 3D via Google Earth, pour toutes les communes de France.

* Les images des résultats vus de l'autre côté de l'écran, c'est sur Ecrans de campagne.

* Le vidéomètre décortique et décrypte les vidéos les plus vues ce weekend.

* Entre QG de campagne, plateaux télé, et rédactions, l'équipe de Mémoire Vive passe du Live Blogging au Road Blogging.

* Vous voulez savoir pour qui voteront les électeurs de François Bayrou au second tour ? Facile, il suffit de lire les 1115 commentaires déposés depuis hier soir 20h sur son site.

* Une vidéo que vous ne verrez pas sur Dailymotion : les résultats de l'élection expliqués aux internautes américains. Vinvin a du souci à se faire ;-)
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vendredi 20 avril 2007

E-pétition parlementaire : après F. Bayrou et S. Royal, Nicolas Sarkozy s'engage à son tour

Depuis quelques mois, la proposition du droit de pétition électronique, que nos lecteurs connaissent bien, a fait son bout de chemin. Il y a quelques jours à peine, Michel Rocard en faisait la recommandation dans son rapport « République 2.0 » remis à Ségolène Royal (proposition 59 : Extension du droit de pétition existant aux pétitions électroniques).

La pétition permet aux citoyens de porter à la connaissance des élus leurs doléances. Elle donne une seconde vie à l’une des plus anciennes formes d’expression civique. La disponibilité de logiciels libres et leur incorporation dans de nombreux outils de publication permettent de lancer simplement une pétition. Le droit de pétition est actuellement limité du fait de la non prise en compte des pétitions électroniques. Le Règlement de l'Assemblée nationale doit être modifié pour introduire cette procédure. Plusieurs Parlements ont instauré la recevabilité des pétitions électroniques. C’est le cas en Ecosse et en Allemagne.

A présent, c’est Nicolas Sarkozy qui s’engage, à l’occasion d’une longue tribune publiée dans le Journal du Net dans laquelle il détaille sa vision de "la France à l'ère numérique", à mettre en œuvre le droit de pétition électronique s’il est élu.

Et de 3 donc ! François Bayrou nous avait confirmé son soutien plein et entier à cette proposition, et Ségolène Royal avait également pris un engagement en ce sens en prônant l’examen par le Parlement de tout texte ayant reçu un nombre requis de signatures, appuyé en cela par internet. C'est désormais au tour de Nicolas Sarkozy d’en prendre l’engagement formel :

Je protégerai la liberté d’expression sur internet et je lui donnerai les moyens de contribuer activement au débat politique. L’accès en ligne au droit et au travail parlementaire sera profondément modernisé, la pétition électronique sera mise en œuvre, l’administration électronique accélérée.

Nous nous réjouissons bien sûr du soutien que l’on peut désormais qualifier d’unanime des trois principaux prétendants à la Présidence de la République pour cette proposition que nous appelions de nos vœux à longueur de billets...

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Publication anticipée des estimations : jeu de dupes


La polémique fait rage : publieront, publieront pas ? JM Morandini mettra-t-il sa menace à exécution en publiant les résultats avant 20H ? Sera-t-il secondé par d’autres blogs ? En tout cas, JM. Morandini a réussi un joli coup de pub et s’assure d’emblée d’un trafic record pour la soirée de dimanche.

Pour notre part, nous ne publierons pas les résultats avant l’heure, pour toutes les bonnes raisons légales et civiques évoquées ici ou , et d’autre part parce que l’information sera de toute façon disponible, inutile de se voiler la face.

Il y aurait cent façons de diffuser l’information sur le web comme le souligne Embruns : un blog fantôme créé en quelques minutes sur MySpace aux Etats-Unis, une page Twitter abondée par des messages anonymes envoyés par SMS et messageries instantanées, des envois de mails sur les réseaux militants (qui auront de toute façon lieu), etc… mais sans relais médiatique, aucun de ces dispositifs n’aurait le pouvoir d’audience ou même la légitimité nécessaire pour n’influer, ne serait-ce qu’à la marge entre 18H et 20H, sur le vote de quelques millions de Français qui n’auraient pas encore voté.

Les médias ont beau jeu de pointer du doigt les blogs. Là où il aurait fallu plusieurs heures pour que se répande le buzz de la publication des résultats sur des blogs médiatiques, on sait bien désormais, à la faveur de la polémique, où les trouver et à quelle heure : ce ne sera pas sur des blogs rebelles, menaçant de renverser la république en jouant à saute-moutons avec les lignes Maginot d’un droit électoral à la peine, mais, ô surprise, sur les sites d'autres grands médias, chez nos voisins suisses et belges.

Un conseil donc, allez voter avant 18h, et lâchez l’ordinateur : c’est dimanche ;-)

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mercredi 18 avril 2007

Internet vrai vainqueur de la présidentielle ? - premier bilan de net-campagne

Tout au long de cette campagne, les journalistes et analystes auscultant la campagne en ligne ont tous repris la même antienne, s’interrogeant sur l’impact d’internet sur le résultat final du scrutin et guettant fébrilement l’apparition d’un Howard Dean à la française.



En réalité, le résultat final n’importe pas tant que la campagne inédite que nous avons connue. La nouvelle donne du net a subrepticement mais incontestablement changé les comportements et les usages des acteurs clés de la campagne :

- Les candidats et leur staff de net-campagne ont pris le phénomène très au sérieux dans leur approche (enfin) professionnelle de la net-campagne et leur volonté de constituer plus qu’un simple site de référence, une véritable communauté en ligne autour de leur candidat.
- Les médias ont très largement incité leurs audiences à participer à la couverture de la campagne avec eux, en envoyant des contenus amateurs (Le Monde.fr), en invitant les lecteurs à largement commenter l’actualité (Liberation.fr) ou encore en ouvrant leur antenne aux questions filmées (Itélé).
- Les citoyens eux-mêmes ont pris conscience de leur nouveau rôle en participant à des médias citoyens (Agoravox), en postant de nombreuses vidéos capturées ou créées (DailyMotion) et en participant à l’élaboration des programmes des candidats (comme sur les forums de Désirs d’Avenir).

En ce sens, et quel que soit le verdict des urnes, internet est déjà le grand vainqueur de cette campagne présidentielle.

A l'heure de la dernière ligne droite (la plus importante puisqu'il faut désormais récolter tout ce qui a été semé), et avant que l’on ne conclue à l’échec de telle ou telle stratégie web à l’aune du seul score électoral, tentons d'établir un premier bilan des nouveautés et des enseignements de cette net-campagne 2007 :

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jeudi 12 avril 2007

Epheméride de la netpolitique : débats, machines à voter, second life...



- A quelques jours du premier tour, le débat sur le débat avec les internautes continue. MoveOn.org n'a pas débattu longtemps : ils l'ont fait, avec les 7 candidats du camp démocrates, et en s'affranchissant -à bon escient- du format télévisuel.
Mise à jour : le débat du premier tour semble désormais enterré, comme le rapporte Mémoire Vive (signalé par Palpitt). Heureusement, Présidentielles.net est là pour reprendre la balle au bond : Le Grand Débat, c'est à 12h, et c'est ;-)

débat


- Pour autant, les Américains n'ont pas nécessairement la longueur d'avance qu'on leur prête souvent.
Il y a un an, nous nous interrogions dans ce billet : "campagne en ligne : la France en avance sur les Etats-Unis ?". Visiblement, nous n'avions pas tout à fait tort : des consultants politiques américains en visite récente à Paris, se sont dits "impressionnés" et "inspirés" par les stratégies web mises en place par les candidats français dans la perspective de la présidentielle US de 2008.
Martin Walker, de l'agence de presse UPI, n'y va pas par quatre chemins et évoque carrément de "la campagne la plus moderne que le monde ait jamais connu" ("the dramatic role of the Internet in this campaign suggests that France is conducting the most modern election that the world has yet seen"). Et encore, il reste les isoloirs électroniques à étrenner à partir de dimanche...

- Machines à voter toujours : Thierry Vedel propose un comparatif des comparateurs de programmes. Et si vous ne trouvez toujours par le candidat idéal, Les Guignols de l'info vous en proposent un sur mesure grâce au mixer présidentiel de votezplus.

- Sans même attendre le résultat du scrutin sur Second Life (un bureau de vote virtuel y est prévu pour les deux tours), Palpitt dresse un bilan de la net-campagne des partis dans Second Life.

- Semaine chargée pour les poliblogueurs :
Le festival international des cultures électroniques, Mal au Pixel, organise ces jours-ci une série d'évènements autour du thème "Démocratie ? Faîtes la vous même", dont une table ronde sur la net-campagne.
Mardi soir, "Paris blogue-t-il : spéciale Présidentielle".
Dimanche, soir du premier tour, une édition "live" de République des Blogs.

et où trouver le temps de bloguer avec tout ça ?

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Rumeurs, hoax et sondages

Dans la famille "rumeurs", je demande les "hoax" (canular viral)... Le Cevipof, respecté centre de recherche sur la vie politique française de Sciences Po, nous informe d'une rumeur colportée par email sur un prétendu sondage caché.

Le texte de ce message colporté par email affirme "qu'une enquête cachée place Le Pen clairement en tête des intentions de vote" sous couvert de la réputation du Cevipof. En agitant la perspective d'un Le Pen en tête et d'un Sarkozy en seconde position, sur la base de ce sondage bidon, le mail appelle à voter "très utile" dès le premier tour, et à diffuser le mail aussi largement que possible.

Déjà qu'on fait dire aux vrais sondages ce qu'ils ne disent pas, si à présent on fait parler les faux sondages...

Le communiqué du CEVIPOF

Mise à Jour : autre affaire de sondage qui suscite des rumeurs remous : l'article du Nouvel Obs

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lundi 9 avril 2007

Epheméride de la netpolitique : débats, spots de campagne, Mojiti, sarkoming-out...

- Cette semaine il y avait coup sur coup rumeurs sur "la rumeur", et débats sur le débat. En appelant les blogueurs à se mobiliser pour qu'un débat entre les candidats voit le jour, François Bayrou a donné un coup d'accélérateur à cette idée envisagée par Agoravox. Fausse bonne idée ? En tout cas difficile à mettre en place. Gilles Klein soulève de bonnes questions qui méritent d'être posées, tandis qu'Agoravox ne désarme pas, engrange les soutiens et lance une pétition. 20 minutes poursuit le débat sur le débat au cours d'une série d'interviews.
Au coeur des polémiques : l'équité du temps de parole des 12 candidats qui rend particulièrement complexe l'organisation d'un tel débat. Au second tour peut-être...

- Débat ou pas débat, la campagne officielle est lancée, avec son cortège de règles obsolètes. Nous persistons et nous signons, si l'on ne change pas les règles en cours de jeu, il faudra néanmoins sérieusement reconsidérer les règles en vigueur à l'issue de cette campagne dès lors que l'on aura enfin pris la mesure du décalage entre l'intention louable du législateur, et la réalité de cette campagne inédite. D'ici là, voici un petit aperçu des spots de la campagne officielle, et en prime, le making of du spot d'Olivier Besancenot mis en ligne sur le blog de Radio Rouge (ça ne s'invente pas).

- En parlant de spots, voici un outil qui devrait repousser encore un peu plus loin les limites de ce qu'il est possible de faire sur les réseaux vidéo...

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vendredi 6 avril 2007

Will the JFK of the Net be French ?

In its 10th annual report on the Best of the Web, PoliticsOnline wondered whether Obama would be the JFK of the Net: a candidate who, at long last, would do with the web what JFK did with TV back in the 60s.

If there is an election cycle that is likely to crown the role of the internet in a presidential campaign, it could indeed be this one. Hundreds of websites and blogs popping up everywhere, presidential hopefuls granting exclusive podcast interviews to A-list bloggers, campaign headquarters sprouting up in Second Life, political ads making the rounds on YouTube. It seems the 2008 presidential race is breaking new virtual ground everyday… unless of course you have been paying attention to the French presidential campaign on the web, in which case all of the above is pretty much déjà vu.

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lundi 2 avril 2007

Epheméride de la netpolitique : Karl Rove, étude sur les internautes et la politique, Bayrou, Duhamel, Plenel, M. Pokora...

- Même Présidentielles.net n’aurait pas osé l’imaginer pour son show Pimp my candidate : une séquence de rap avec Karl Rove, l’éminence grise de Georges W. Bush à l’occasion d’un dîner de gala. Karl Rove avait la réputation de préférer œuvrer dans l’ombre ; il ne craint visiblement pas les feux de la rampe quand il le faut.



- Les militants font feu de tout bois : pas une application Web 2.0 qui leur résiste. C'est Viadeo (ex-Viaduc) qui est désormais mis à contribution par les pro-Sarko, comme les pro-Ségo pour s'organiser en réseaux autour de "hubs" de communautés. François Bayrou va plus loin encore, sa propre fiche individuelle a été mise en ligne (par un supporter) sur ce site dédié à la recherche d'emploi. Après tout, Président, c'est aussi un métier.

- La Russie instaure une commission de régulation d'internet, à la grande inquiétude des démocrates et des journalistes. Au fait, des nouvelles de la Commission de déontologie de l'information en ligne, envisagée par le Gouvernement ?

- Les candidats se savent suivis pas à pas, mais se savaient-ils suivis par satellites ? C'est quasiment ce que permet de faire ce site qui répertorie sur une carte de l'Hexagone tous les meetings des candidats, indique pour chaque évènement ce qu'il/elle y a fait, ce que la presse en a retenu, et si une vidéo est disponible pour revoir le discours donné à l'occasion. Vous saurez ainsi que Nicolas Sarkozy, le 29 mars à 12h avait rendez-vous en Haute-Savoie avec des "glaciologues" pour discuter du recul des glaciers. On peut même suivre à la trace François Bayrou en campagne en Guyane !

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Ann MacIntosh, Professeur au Centre de Recherche de l’Université de Napier en Ecosse à propos de l'e-pétition parlementaire

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