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Campagne du référendum sur Internet : Interview de Stanislas Magniant

Stanislas Magniant, un des fondateurs et animateurs de Netpolitique, a été interviewé dans le cadre de la netcampagne du référendum 2005 sur la Constitution Européenne par Profession Politique.

Découvrez l'article et l'interview de Profession Politique

L'interview étant désormais accessible sur abonnement, retrouvez la ci-dessous :

3 questions à...Stanislas MAGNIANT

Consultant pour un groupe de communication européen, Stanislas MAGNIANT est l’un des fondateurs du site Netpolitique.net. Il intervient régulièrement sur l’utilisation d’Internet lors des campagnes électorales.

Que pensez-vous des sites Internet créés à l’occasion de la campagne référendaire ? Malgré quelques sites encore très basiques, je crois que la communication politique sur Internet est entrée dans une phase de maturité. Globalement, tous les acteurs du débat (partis, syndicats et associations) ont fait un gros effort en ce qui concerne leur présence sur le Réseau. En terme d’information, les weblogs non partisans sont sans doute les meilleurs sites, car ils permettent une confrontation des points de vue. Les sites partisans, qui s’attachent à expliquer le contenu de la Constitution, utilisent souvent assez bien les potentialités offertes par Internet (pétitions, téléchargement d’outils de campagne, etc.).

Cela veut-il dire que les responsables politiques français ont compris l’importance d’Internet ? Je crois que oui. La dernière élection présidentielle américaine a sans doute achevé de les en convaincre. En 2007, la campagne qui aura lieu sur le Web devrait être très sophistiquée.

Peut-on mesurer l’influence d’Internet en terme de communication politique ? Il n’existe pas d’étude précise sur ce sujet en France. Cependant, on sait qu’Internet est désormais le troisième média le plus utilisé par les Français lorsqu’ils veulent s’informer. Le Web arrive derrière la télévision et la radio, mais devant la presse écrite. Il n’est donc plus possible de faire campagne en ignorant Internet.

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Commentaires

1. Le jeudi 7 avril 2005 à 14:18, par tao :: email :: site

le texte qui commence à circuler à vitesse grand V : etienne.chouard.free.fr/E...

2. Le jeudi 7 avril 2005 à 22:12, par Jean-Louis Schwendimann :: email :: site

Je suis assez d’accord avec ce que vous dites dans Profession Politique à propos du rôle que jouera l’internet dans la vie politique française.

Les sites non partisans sont effectivement appréciés et donnent lieu à l’expression de nombreuses opinions, voire à du débat. Les internautes qui y prennent la parole n’auraient certainement pas eu d’autre « lieu » pour le faire, l’internet offre donc un plus au débat et à l’implication citoyenne.

Les sites d’hommes politiques sont de plus en plus sophistiqués, au sens où ils savent maintenant être clairs et concis à propos des grands débats du moment. Lorsque ces sites y réussissent, ils crédibilisent l’élu qui s’y exprime et entraînent des adhésions, davantage à l’homme ou à ses propositions d’ailleurs, qu’à un parti. C’est le cas du blog de Strauss Kahn, tandis que le site de Fabius qui vient d’ouvrir est pas mal fait non plus du point de vue de la communication.

Etrange : les blogs d’hommes politiques de gauche sont nombreux, accessibles et souvent à contenu.

Vous prenez exemple de la campagne américaine pour dire qu’en 2007 les campagnes seront sophistiquées sur le web.

Sans doute, mais je voudrais formuler une autre hypothèse : ceux qui prennent la parole sur le web ouvrent un espace de prise de pouvoir au sein de l’opinion. Ils font partie des gens qui se questionnent, qui remettent en cause, reformulent des alternatives qui dans leur forme antérieure n’étaient plus productives, tracent la route à des idées nouvelles.

Une de ces routes, susceptible d’atténuer le divorce entre l’opinion de ceux qui occupent actuellement des positions de pouvoir (mais qui sont à bout de course pour trouver des solutions), est celle des divers modes d’amélioration du fonctionnement de la démocratie. On ne réglera certains problèmes, comme celui de l’exclusion, qu’en acceptant de « perdre » beaucoup de temps dans la démocratie participative, pour mettre en œuvre d’autres solutions et évoluer vers d’autres modes de vie.

Je pense qu’on trouve sur internet une nouvelle « élite », au sens de nouvelles forces de conception et qu’elle aura beaucoup d’influence. Ce n’est pas la sophistication des campagnes qui fera jouer un rôle important à l’internet, mais le carrefour d’échange, d’élaboration et de brassage d’idées que l’on voit monter en puissance. Comme un retour à ce qui s’était passé sur internet de 1996 à 1999, mais cette fois avec un nombre infiniment plus grand de participants et des vecteurs devenus usuels, comme le blog, des sites d’élus plus classiques, les « forums citoyens » sur les sites des collectivités, les espaces réservés à l’expression des oppositions dans les mêmes sites, les listes de discussion, les blogs ou les sites citoyens qui fleurissent partout en ce printemps. Tout cela en dehors des médias classiques, si ce n’est les blogs ou les pseudo blogs que certains journaux hébergent sur le web pour draguer des lecteurs ou les prendre pour des supports publicitaires.

Curieusement, l’expression des élus d’opposition dans les magazines et les sites des collectivités est souvent indigente, comme s’il s’agissait d’un « vieux monde », tandis que les blogs et les sites citoyens se mettent à décoiffer les élus en charge des affaires. On sent bien que nous sommes nombreux à vouloir autre chose que ces partitions trop souvent jouées, à grand renfort de communication/propagande. Cette aspiration vers des formes nouvelles de fonctionnement des élus et de la démocratie s’exprime avec vigueur sur internet.

3. Le mercredi 12 octobre 2005 à 23:45, par SPN :: email :: site

A l'occasion du référendum du 29 mai 2005, j'ai créé www.constitution-europeenne.com. Du 29 au 31 mai, j'ai organisé une enquête auprès de mes visiteurs. plus de 1200 personnes y ont répondu. Les résultats apportent des éclairages particulièrement intéressants, ils sont directement accessible à partir de la page d'accueil de www.sciencepolitique.net.

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Ann MacIntosh, Professeur au Centre de Recherche de l’Université de Napier en Ecosse à propos de l'e-pétition parlementaire

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