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  <title>Le Blog de Netpolitique</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">Blog sur l'actualité des phénomènes politiques et publics sur Internet et par Internet</tagline>
  
  <modified>2008-09-30T07:32:52+00:00</modified>
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  <title>House.gov planté, Débat Obama-McCain sur Twitter, Google en campagne, Alain Lambert aussi...</title>
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  <issued>2008-09-30T07:32:52+00:00</issued>
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  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Blog et politique</dc:subject>
  <summary>Il n'y a pas que les banques qui tremblent sous la pression : depuis hier le site du Congrès américain peine à tenir la charge face à l'afflux d'internautes américains, cherchant à joindre leur élu...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;li&gt; Il n'y a pas que les banques qui tremblent sous la pression : depuis hier &lt;a href=&quot;http://eric.clst.org/mystery/archives/445&quot;&gt;le site du Congrès américain peine à tenir la charge face à l'afflux d'internautes américains&lt;/a&gt;, cherchant à joindre leur élu pour protester contre le vote en urgence du plan Paulson, sans information ni débats. Une erreur 404 s'affichait hier pendant la journée sur House.gov : tout un symbole.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;li&gt; Jeudi se tenait le premier débat entre John McCain et Barack Obama dans une atmosphère électrique sur le net (débat ou pas débat : McCain s'est décidé à la dernière minute). Twitter, la &quot;nouveauté&quot; politique du moment (&lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/08/06/815-twitter-la-nouvelle-arnaque-des-politiques&quot;&gt;cf. Libération&lt;/a&gt;), a fait office de 'backchannel' -de fil de discussion en arrière plan- au propre et au figuré puisque Current TV avait choisi de superposer en bas de l'écran les commentaires live des twitterers. Ca donne ça :
&lt;br&gt;&lt;center&gt;

&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;400&quot;&gt;
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&lt;/center&gt;
Vous connaissez déjà &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/08/06/815-twitter-la-nouvelle-arnaque-des-politiques&quot;&gt;notre opinion sur ce dispositif&lt;/a&gt; (l'enfer est pavé de bonnes intentions...la démocratie aussi), autant donc citer ce &lt;a href=&quot;http://redcouch.typepad.com/weblog/2008/09/here-al-gore-at.html&quot;&gt;compte-rendu de Shel Israel&lt;/a&gt;, invité à participer à l'expérience : 
&lt;p&gt;
&lt;q&gt;&lt;em&gt;The problem I felt was in the overall low quality of the comments I saw dart across the screen. Many were cheap shots from anonymous posters. A great portion of them were cheerleading for the candidate of choice. Extremely few, from my perspective enhanced the conversation being held by the candidates. Very few comments checked the facts, the nuances and misleading statements of the contenders. I doubt that comments on the ugliness of John McCain's necktie will change any undecided voter's mind. If there was wisdom in the crowd, it seemed to remain well-hidden.

This was supposed to be about democratization. It appeared more like anarchy to me&lt;/em&gt;.&lt;/q&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;li&gt; Google sait tout, voit tout ... et se rappelle de tout : en ligne avec &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2006/10/04/569-le-president-de-google-lance-un-avertissement-aux-responsables-politiques&quot;&gt;l'annonce faîte par son CEO en 2006&lt;/a&gt;, Google met le paquet : &lt;a href=&quot;http://labs.google.com/inquotes/&quot;&gt;Google In Quotes&lt;/a&gt; créé un moteur de recherche des déclaration des candidats sur tous les sujets clés de l'élection, et fournit &lt;a href=&quot;http://www.google.com/2008election/&quot;&gt;le kit complet&lt;/a&gt; de l'électeur bien informé.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;li&gt; Loin, bien loin, de l'actualité politique, se joue encore une élection qu'on croyait terminée : l'élection du Sénat qui doit élire demain son président. Difficile d'imaginer scrutin plus inadapté à la démocratie électronique, et pourtant, Alain Lambert, candidat déclaré et blogueur inventéré met les bouchées &lt;del&gt;doubles&lt;/del&gt; triples sur &lt;a href=&quot;http://www.alain-lambert-blog.org/index.php&quot;&gt;son blog&lt;/a&gt; hyper-actif : 10 billets depuis sa déclaration de candidature publique il y a 2 jours (sur DailyMotion bien sûr). LCI parle ainsi de &quot;&lt;a href=&quot;http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2008/09/26/2042-alain-lambert-sur-lci-juste-apres-les-primaires-ump&quot;&gt;l'homme le plus le plus actif sur la Toile&lt;/a&gt;&quot;. En tout cas, ce n'est pas demain la veille que l'on verra une erreur 404 sur Senat.fr ;-)
&lt;p&gt;&lt;p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Guerre idéologique sur la Toile chinoise, guerre électronique en Géorgie</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/08/11/816-guerre-ideologique-sur-la-toile-chinoise-guerre-electronique-en-georgie" />
  <issued>2008-08-11T23:43:46+00:00</issued>
  <modified>2008-08-11T23:43:46+00:00</modified>
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  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique Monde</dc:subject>
  <summary>Internet est décidémment le théatre de tous les affrontements politiques, géopolitiques, et même militaires désormais.


Censure de l'internet en Chine et propagande organisée dans les espaces de...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Internet est décidémment le théatre de tous les affrontements politiques, géopolitiques, et même militaires désormais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Censure de l'internet en Chine et propagande organisée dans les espaces de discussions&amp;nbsp;: la &lt;a href=&quot;http://www.feer.com/essays/2008/august/chinas-guerrilla-war-for-the-web&quot;&gt;Far Eastern Economic Review&lt;/a&gt; publie un excellent article sur l'armée de commentateurs zélés qui patrouillent dans les forums. Morceau choisi d'un discours du président chinois cité dans l'article&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;&quot;il convient d'assurer notre suprématie sur l'opinion publique en ligne, d'élever le niveau et d'apprendre l'art de l'orientation en ligne, et d'utiliser activement les nouvelles technologies pour développer l'impact de la propagande positive.&quot;&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(voir aussi l'article du Monde&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/06/chine-les-bons-petits-soldats-d-internet_1080724_3216.html&quot;&gt;Chine&amp;nbsp;: les bons petits soldats d'Internet&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La guerre électronique fait rage également en Géorgie, &lt;a href=&quot;http://www.silicon.fr/fr/news/2008/08/11/la_georgie_victime_de_cyber_attaques&quot;&gt;victime d'un véritable cyber-bombardement&lt;/a&gt; paralysant son infrastructure de communication électronique et ses médias. La technique rappelle à s'y méprendre &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2007/05/17/738-de-limpact-politique-a-limpact-geopolitique-dinternet&quot;&gt;l'assaut dont avait été victime l'Estonie il y a un peu plus d'un an&lt;/a&gt;. Cette dernière &lt;a href=&quot;http://www.01net.com/editorial/387890/la-georgie-victime-de-cyberattaques/&quot;&gt;vient d'ailleurs de dépêcher des experts auprès des Géorgiens&lt;/a&gt; pour faire face à l'offensive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, the Economist avait eu du nez, le mois dernier, en consacrant &lt;a href=&quot;http://www.economist.com/world/international/displaystory.cfm?story_id=11792535&quot;&gt;un édito à l'essor du cyber-nationalisme et des guerrillas virtuelles&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Twitter, la nouvelle arnaque des politiques (réaction à Libération)</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/08/06/815-twitter-la-nouvelle-arnaque-des-politiques" />
  <issued>2008-08-06T01:40:47+00:00</issued>
  <modified>2008-08-06T01:40:47+00:00</modified>
  <id>http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/08/06/815-twitter-la-nouvelle-arnaque-des-politiques</id>
  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique France</dc:subject>
  <summary>Vous avez aimé Second Life et la campagne ? vous avez adoré Facebook et les candidats ? alors vous adorerez Twitter et la nouvelle communication politique : c'est en tout cas ce que nous promet en substance Libération dans son dossier de couverture de lundi. Pas de demi-mesure, Twitter serait, c'est la nouvelle tendance, "la nouvelle arme des politiques".


Certes, Twitter est la dernière "killer app" à la mode dans l'arsenal du politique 2.0 : la preuve, les candidats américains s'en servent pour signaler en temps réel les derniers updates, comme autant de flash-infos personnels. A quelques jours près, l'article aurait même pu faire sensation avec un focus sur l'invraisemblable sit-in organisé par les Républicains à la Chambre des Représentants, chroniqué en direct par les élus eux mêmes, via Twitter, et caméras de téléphones portables.


Pour autant, de la fascination technologique au progrès démocratique, il y a un pas de géant (lire notamment sur ce point l'intéressante interview de Dominique Wolton). Pour ma part, j'avoue (bis repetita) avoir de sérieux doutes sur les applications de Twitter en communication politique :</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Vous avez aimé &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2007/02/18/679-nicolas-sarkozy-annonce-dans-second-life&quot;&gt;Second Life et la campagne&lt;/a&gt;&amp;nbsp;? vous avez adoré &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2007/10/10/772-la-politique-selon-facebook&quot;&gt;Facebook et les candidats&lt;/a&gt;&amp;nbsp;? alors vous adorerez Twitter et la nouvelle communication politique&amp;nbsp;: c'est en tout cas ce que nous promet en substance Libération dans son dossier de couverture de lundi. Pas de demi-mesure, Twitter serait, c'est &lt;a href=&quot;http://www.palpitt.fr/blog/index.php?post/2008/08/04/Twitter-%3A-liberation-cree-la-tendance&quot;&gt;la nouvelle tendance&lt;/a&gt;, &quot;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/politiques/342902.FR.php&quot;&gt;la nouvelle arme des politiques&lt;/a&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certes, Twitter est la dernière &quot;killer app&quot; à la mode dans l'arsenal du politique 2.0&amp;nbsp;: la preuve, les candidats américains s'en servent pour signaler en temps réel les derniers updates, comme autant de flash-infos personnels. A quelques jours près, l'article aurait même pu faire sensation avec un focus sur l'invraisemblable &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/08/04/business/media/04cspan.html?_r=1&amp;amp;oref=slogin&quot;&gt;sit-in organisé par les Républicains à la Chambre des Représentants&lt;/a&gt;, chroniqué en direct par les élus eux mêmes, &lt;a href=&quot;http://dontgo.us/&quot;&gt;via Twitter&lt;/a&gt;, et caméras de téléphones portables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, de la fascination technologique au progrès démocratique, il y a un pas de géant (lire notamment sur ce point l'intéressante &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/politiques/342905.FR.php&quot;&gt;interview de Dominique Wolton&lt;/a&gt;). Pour ma part, j'avoue (&lt;a href=&quot;http://www.pr2peer.net/2008/04/et-si-twitter-t.html&quot;&gt;bis repetita&lt;/a&gt;) avoir de sérieux doutes sur les applications de Twitter en communication politique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Imaginer que l'on peut &lt;strong&gt;moderniser le débat politique avec des messages de 140 caractères ou moins est à la fois aberrant et franchement désespérant&lt;/strong&gt;. Grâce à la télévision, les médias et les politiques vivent sous l'empire de la fameuse &quot;petite phrase&quot; de 7 secondes ou moins. Et l'on voudrait raccourcir encore et passer à la nano-phrase&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Twitter est très simple et fluide, mais extrêmement déroutant pour l'utilisateur novice&amp;nbsp;: selon que l'on &quot;suit&quot; ou non tous les membres d'une même conversation, les échanges pourront apparaître fragmentés, avec des réponses à des questions que l'on a pas reçues et inversement. C'est un peu comme de se balader dans un lieu public entre plusieurs groupes et de ne saisir à la volée que des bribes de conversations. De ce point de vue, &lt;strong&gt;Twitter n'est certainement pas un progrès pour retracer et suivre une discussion&lt;/strong&gt; par rapport aux newsgroups, forums, ou fils de commentaires traditionnels.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Twitter est assez versatile, et l'on peut s'en servir tantôt à la manière d'une messagerie instantanée collective, tantôt à la manière d'un tchat, mais certainement &lt;strong&gt;pas pour organiser un débat politique&lt;/strong&gt;. L'article de Libération rappelle à juste titre qu'un débat via Twitter entre un représentants de John McCain et de Barack Obama, animé par un modérateur a récemment été organisé à l'occasion du Personal Democracy Forum. L'évènement avait généré nombre de retombées dans la blogosphère et sur Twitter. Peu en revanche ont relayé le fiasco de l'opération, malgré les montages techniques plus ou moins alambiqués pour permettre de suivre simultanément (cf. point ci-dessus) les tweets de chacun des 3 intervenants, auxquels s'ajoutaients ceux du public (ce &quot;débat-puzzle&quot; est &lt;a href=&quot;http://tweetboards.com/pdfdebate08&quot;&gt;encore consultable ici&lt;/a&gt;). &lt;a href=&quot;http://www.alleyinsider.com/2008/6/presidential_debates_come_to_twitter_how_to_follow_along&quot;&gt;AlleyInsider&lt;/a&gt; donnait le feedback suivant à l'issue du premier &quot;round&quot;&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;Initial conclusion after the first evening's set of questions - great concept, poor execution. Love the notion of forcing the candidates - or their proxies, in this case - to confine their answers to brief responses. But it's nearly impossible to follow a discussion between three different Twitters - it's like flipping between three different TV channels. You can get the most info and least headaches by watching here, but it's still a frustrating experience. We hope this can get fixed on the fly (how?) and if not, we hope someone tackles the problem for the next go-round.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les politiques qui utilisent Twitter le font généralement pour tenir leurs lecteurs informés de leurs allées et venues, partager de courts messages qui ont l'avantage de contribuer à humaniser et &lt;strong&gt;rapprocher du quotidien de l'élu mais qui ne permettent pas de développer une idée, un discours, et d'échanger sur le fond&lt;/strong&gt; avec les citoyens, comme sur un blog. Comme &lt;a href=&quot;http://romainblachier.typepad.fr/mon_weblog/2008/08/article-assez-rat%C3%A9-sur-twitter-et-la-politiquehier-dans-lib%C3%A9ration-et-qui-a-laiss%C3%A9-globlament-sceptique-le-petit-monde-de.html&quot;&gt;le résume bien Romain Blachier&lt;/a&gt;, élu de l'agglomération lyonnaise et habitué de Twitter, il convient de nuancer les usages cités dans l'article et l'utilité d'un tel outil&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;Outre votre Romain Blachier,Trublyonne,élue du 8e et Gérard Collomb pratiquent la chose. Et il faut nuancer:Trublyonne comme moi n'utilisons pas uniquement, loin s'en faut,seulement Twitter pour des raisons de communication politique, mais beaucoup également pour des choses de notre vie de tous les jours, des petites histoires , des échanges et du rires avec nos copains de twits. Quant à Gérard Collomb, l'un des rares grands élus de dimension nationale à se lancer dans le bain, dont les twitts sont animés par un collaborateur, il n'utilise pas encore le service à bon escient me semble-t-il, dans sa dimension intéressante, au quotidien et dans l'anecdote.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Enfin, bon courage à l'élu(e) qui tenterait l'expérience Twitter avec pour objectif d'en faire une sorte de permanence électorale virtuelle pour rester au contact de ses administrés et répondre à leurs questions et doléances. Comme le montre les &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/07/25/technology/25comcast.html?bl&amp;amp;ex=1217131200&amp;amp;en=ab4c40661d96e342&amp;amp;ei=5087&quot;&gt;expériences des marques en matière de service client sur Twitter&lt;/a&gt;, la facilité d'accès favorise rapidement l'afflux des demandes, et contrairement à un fournisseur d'accès internet, un politique peut rarement se contenter de répondre &quot;que votre problème technique sera réglé dans la demie-heure&quot;. Ah, et au fait, dernier petit détail&amp;nbsp;: sur Twitter, contrairement à un blog, on ne peut pas modérer les messages reçus. A bon entendeur...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Malgré toutes ces réserves, qui visent notamment à &lt;del&gt;démonter&lt;/del&gt; relativiser l'article de Libération, il serait excessif et dommage de jeter le bébé avec l'eau du bain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le micro-blogging (au fait, qu'est il arrivé au concept de &quot;&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Moblog&quot;&gt;mob logging&lt;/a&gt;&quot; ?) est une application fascinante et appelée à se développer.
Autour de Twitter se développent d'intéressantes applications, tel &lt;a href=&quot;http://www.twitterlocal.net/&quot;&gt;TwitterLocal&lt;/a&gt;, qui permet par exemple de géo-localiser les informations et tweets échangés dans une localité donnée. En matière d'information, Twitter a d'ores et déjà fait ses preuves en matière de reporting citoyen (notamment lors du séisme en Chine, ou plus récemment en Californie). En outre, il s'adapte particulièrement bien à &lt;a href=&quot;http://www.kevinbondelli.com/2008/05/05/using-twitter-for-your-organization/&quot;&gt;des organisations politiques légères&lt;/a&gt; ou non informatisées avec des résultats parfois fascinants, &lt;a href=&quot;http://www.ethanzuckerman.com/blog/2007/05/18/never-thought-of-using-it-that-way/&quot;&gt;comme en Egypte&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être même verrons nous dans les prochains jours, à l'occasion des J.O. des formes de contournement de la censure chinoise par le biais de ces technologies spécifiquement développées pour l'internet mobile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, que vous soyez pro ou anti Twitter, n'hésitez pas à commenter et compléter ce point de vue... en 140 caractères ou bien plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;edit&amp;nbsp;: un point de vue différent sur l'utilité de Twitter en politique &lt;a href=&quot;http://blogsourcingexperience.blogspot.com/2008/08/twitter-quels-usages-en-communication.html&quot;&gt;chez Blogsourcing Experience&lt;/a&gt; (via @Palpitt)&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>L'insoutenable pugnacité des netroots : Obama face à ses militants</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/07/27/814-linsoutenable-pugnacite-des-netroots-obama-face-a-ses-militants" />
  <issued>2008-07-27T01:26:27+00:00</issued>
  <modified>2008-07-27T01:26:27+00:00</modified>
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  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique Monde</dc:subject>
  <summary>Barack Obama a sans doute bien fait de prendre le large pendant toute une semaine -fait sans précédent pour un candidat à ce stade de la campagne- pour se rendre dans plusieurs pays-clé et alliés.


Malgré l’air du candidat à qui tout semble réussir, l’aura du candidat démocrate s'est quelque peu ternie ces dernières semaines à la faveur d’une série de déclarations qui sont apparues, à tort ou à raison, comme autant de revirements pour ses plus fervents partisans.


Ceux-ci n’ont pas manqué de le faire savoir sur le net, notamment à l’occasion d’une spectaculaire campagne en ligne contre la loi ‘FISA’ portant sur la surveillance des communications téléphoniques et électroniques. Malgré l’extraordinaire mobilisation des ‘netroots’, ces militants électroniques qui ont tant fait pour propulser Obama vers la nomination, le candidat a finalement voté en faveur d’une version amendée de la proposition de loi.


Barack Obama n’a sans doute pas fait le mauvais choix d’un point de vue stratégique et tactique. Voter contre aurait été un aveu de faiblesse sur les questions de sécurité nationale, alors qu’il accuse sur ce point un retard significatif par rapport à son rival républicain. Mais ce faisant, il est apparu différent de l’image idéale qui s’était formée dans l’esprit de ses partisans : le héraut du Changement est redevenu un politicien comme tant d’autres.



Mais à la différence de beaucoup d’autres, il n’a pas tenté d’esquiver les critiques et la déception de ses supporters. Ceux-ci n’ont pas manqué de retourner contre leur candidat les mêmes armes qu’il leur avait fourni pour soutenir sa campagne. La fameuse plateforme MyBarackObama.com, véritable coeur du réacteur de son impressionnante machine électorale sur le web, a ainsi vu se former en son sein un groupe de supporters interpelant leur candidat et critiquant ouvertement ses positions sur ce projet législatif.


Alors que le réseau social avait jusque là fonctionné à l’unisson, la mutinerie a gonflé jusqu'à former le principal groupe, par sa taille, de la plateforme avec plus de 20 000 membres. Refusant d’être de simples « bloguillots », bons à recruter, quêter, et voter, la communauté, ou une partie d’entre elle du moins, entendait aussi être écoutée.


Quoi de plus naturel sur internet dira-t-on, mais quoi de plus exceptionnel cependant dans une campagne électorale, de la part de la base des militants, de manière aussi visible et avant même la nomination officielle.


Le revers de la médaille 2.0 ont pu dire les cyniques : mener campagne impose d’instaurer une discipline toute militaire (« command and control ») et de garder à tout moment le contrôle des troupes et du message. Le web 2.0 impose l’inverse : la bride est plus lâche, et la dynamique recherchée est souvent inversement proportionnelle au contrôle exercé. L’ironie de la situation était irrésistible pour beaucoup : le candidat porté par le net en deviendrait-il l’otage ?</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Barack Obama a sans doute bien fait de prendre le large pendant toute une semaine -fait sans précédent pour un candidat à ce stade de la campagne- pour se rendre dans plusieurs pays-clé et alliés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré l&amp;#8217;air du candidat à qui tout semble réussir, l&amp;#8217;aura du candidat démocrate s'est quelque peu ternie ces dernières semaines à la faveur d&amp;#8217;une série de déclarations qui sont apparues, à tort ou à raison, comme autant de revirements pour ses plus fervents partisans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceux-ci n&amp;#8217;ont pas manqué de le faire savoir sur le net, notamment à l&amp;#8217;occasion d&amp;#8217;une spectaculaire campagne en ligne contre la loi &amp;#8216;&lt;a href=&quot;http://www.contre-feux.com/politique/obama-sincline-devant-big-brother.php&quot;&gt;FISA&lt;/a&gt;&amp;#8217; portant sur la surveillance des communications téléphoniques et électroniques. Malgré l&amp;#8217;extraordinaire mobilisation des &amp;#8216;netroots&amp;#8217;, ces militants électroniques qui ont tant fait pour propulser Obama vers la nomination, le candidat a finalement voté en faveur d&amp;#8217;une version amendée de la proposition de loi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Barack Obama n&amp;#8217;a sans doute pas fait le mauvais choix d&amp;#8217;un point de vue stratégique et tactique. Voter contre aurait été un aveu de faiblesse sur les questions de sécurité nationale, alors qu&amp;#8217;il accuse sur ce point un retard significatif par rapport à son rival républicain. Mais ce faisant, il est apparu différent de l&amp;#8217;image idéale qui s&amp;#8217;était formée dans l&amp;#8217;esprit de ses partisans&amp;nbsp;: le héraut du Changement est redevenu un politicien comme tant d&amp;#8217;autres.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Mais à la différence de beaucoup d&amp;#8217;autres, il n&amp;#8217;a pas tenté d&amp;#8217;esquiver les critiques et la déception de ses supporters. Ceux-ci n&amp;#8217;ont pas manqué de retourner contre leur candidat les mêmes armes qu&amp;#8217;il leur avait fourni pour soutenir sa campagne. La fameuse plateforme MyBarackObama.com, véritable coeur du réacteur de son impressionnante machine électorale sur le web, a ainsi vu se former en son sein un groupe de supporters interpelant leur candidat et critiquant ouvertement ses positions sur ce projet législatif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que le réseau social avait jusque là fonctionné à l&amp;#8217;unisson, &lt;a href=&quot;http://www.techpresident.com/blog/entry/26952/the_fisa_protest_and_mybo_can_we_talk_can_they_listen&quot;&gt;la mutinerie a gonflé jusqu'à former le principal groupe&lt;/a&gt;, par sa taille, de la plateforme avec plus de 20 000 membres. Refusant d&amp;#8217;être de simples «&amp;nbsp;bloguillots », bons à recruter, quêter, et voter, la communauté, ou une partie d&amp;#8217;entre elle du moins, entendait aussi être écoutée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoi de plus naturel sur internet dira-t-on, mais quoi de plus exceptionnel cependant dans une campagne électorale, de la part de la base des militants, de manière aussi visible et avant même la nomination officielle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le revers de la médaille 2.0 ont pu dire les cyniques&amp;nbsp;: mener campagne impose d&amp;#8217;instaurer une discipline toute militaire («&amp;nbsp;command and control ») et de garder à tout moment le contrôle des troupes et du message. Le web 2.0 impose l&amp;#8217;inverse&amp;nbsp;: la bride est plus lâche, et la dynamique recherchée est souvent inversement proportionnelle au contrôle exercé. L&amp;#8217;ironie de la situation était irrésistible pour beaucoup&amp;nbsp;: le candidat porté par le net en deviendrait-il l&amp;#8217;otage&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La réaction de Barack Obama et de son équipe de campagne a finalement sans doute été aussi pertinente que possible, montrant, davantage que tout gadget 2.0, leur intelligence du média. Voyant la colère monter, sur le site et au dehors, le candidat a choisi de s&amp;#8217;adresser directement à ses partisans par le même biais, en publiant &lt;a href=&quot;http://my.barackobama.com/page/community/post/rospars/gGxsZF&quot;&gt;une lettre ouverte&lt;/a&gt; sur le blog de son directeur de campagne hébergé sur la plateforme MyBarackObama.com, et en organisant un chat impromptu avec son équipe via le fil de commentaires dans les heures qui ont suivies, pour répondre, expliquer, rabibocher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#8217;était à n&amp;#8217;en pas douter la meilleure chose à faire, et quelques semaines plus tard, force est de constater qu&amp;#8217;il ne reste pas grand-chose de la fièvre provoquée par FISA.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelque chose a changé cependant chez les partisans d&amp;#8217;Obama&amp;nbsp;: les plus de 20 000 membres du groupe anti-FISA n&amp;#8217;ont pas disparu&amp;nbsp;: ils perdurent et s&amp;#8217;organisent pour maintenir une vigilance active mais bienveillante à l&amp;#8217;égard du candidat, et peut être demain du prochain président.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.techpresident.com/blog/entry/27163/get_fisa_right_nomadic_democracy&quot;&gt;Comme le rappellent ses membres&lt;/a&gt;, soutenir Barack Obama ne se résume pas à voter pour lui, cela suppose également de rester en veille et d'être prêts à se mobiliser pour faire pression et se faire entendre face aux pressions adverses qui pèseront nécessairement sur le prochain président. Jouer un rôle d'aguillon et d'aiguilleur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#8217;est le même message qui ressort du Personal Democracy Forum et du rassemblement géant des web-démocrates «&amp;nbsp;Netroots Nation&amp;nbsp;» : &lt;a href=&quot;http://www.washingtonian.com/blogarticles/people/capitalcomment/8735.html&quot;&gt;la victoire est à portée de main semble-t-il&lt;/a&gt;. La question qui commence à se poser pour ces activistes du web, est de savoir qu&amp;#8217;en faire après, et comment faire du web un instrument du changement politique profond tant promis par Barack Obama.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Interview : comité français de soutien à Barack Obama</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/07/27/813-interview-comite-francais-de-soutien-a-barack-obama" />
  <issued>2008-07-27T01:07:05+00:00</issued>
  <modified>2008-07-27T01:07:05+00:00</modified>
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  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique France</dc:subject>
  <summary>A l'occasion du passage de Barack Obama à Paris, l'Elysée avait invité, en marge de la conférence de presse (surbookée), une poignée de blogueurs passionnés par la politiques et les affaires...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> A l'occasion du passage de Barack Obama à Paris, l'Elysée avait invité, en marge de la conférence de presse (surbookée), une poignée de blogueurs passionnés par la politiques et les affaires américaines. Une initiative qui sera, on l'espère, renouvellée à l'avenir.&lt;p&gt; 

A cette occasion, nous avons rencontré, parmi les invités, le représentant du &lt;a href=&quot;http://pour-obama.fr/&quot;&gt;Comité français de soutien à Barack Obama&lt;/a&gt;. Pourquoi un comité de soutien français, qui ne peut ni voter, ni influencer, ni lever des fonds pour un candidat américain ? Réponse en images de Samuel Solvit :
&lt;p&gt;&lt;center&gt;
&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x6992v&amp;related=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x6992v&amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot; allowFullScreen=&quot;true&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x6992v_interview-comite-soutien-francais-p_news&quot;&gt;interview comit&amp;eacute; soutien francais pour Barack Obama&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Netpolitique&quot;&gt;Netpolitique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;p&gt;

Voir également le compte rendu d'&lt;a href=&quot;http://insidetheusa.net/2008/07/26/inside-the-elysee/&quot;&gt;Inside The Usa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href=&quot;http://www.pr2peer.net/2008/07/obama-sarkozy-d.html&quot;&gt;d'Anthony&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.memoirevive.tv/blog/politique/obama-sarkozy-et-nous/&quot;&gt;chez Memoire-Vive&lt;/a&gt;, et un petit &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/vincentducrey/video/x68utq_nicolas-sarkozy-barack-obama_news&quot;&gt;mix vidéo à la mano&lt;/a&gt; sur le déroulement de la conférence de presse, côté blogs.
&lt;p&gt;
&lt;p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>46% des Américains utilisent Internet pour s'informer, participer, contribuer à la campagne présidentielle</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/06/16/812-46-des-americains-utilisent-internet-pour-sinformer-participer-contribuer-a-la-campagne-presidentielle" />
  <issued>2008-06-16T22:02:49+00:00</issued>
  <modified>2008-06-16T22:02:49+00:00</modified>
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  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique Monde</dc:subject>
  <summary>Voilà ce que c'est que de repousser un projet de billet à plus tard... A peine le précédent billet publié sur une étude datant de janvier, voici que paraît une nouvelle étude de la même Fondation,...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Voilà ce que c'est que de repousser un projet de billet à plus tard... A peine &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/06/12/811-net-campagne-us-la-part-croissante-dinternet-dans-la-consommation-des-medias&quot;&gt;le précédent billet&lt;/a&gt; publié sur une étude datant de janvier, voici que paraît &lt;a href=&quot;http://www.pewinternet.org/pdfs/PIP_2008_election.pdf&quot;&gt;une nouvelle étude&lt;/a&gt; de la même Fondation, avec de nouveaux chiffres tout frais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que les chiffres précédent portait essentiellement sur les jeunes (18-29 ans), cette nouvelle vague porte sur l'ensemble de la population en âge de voter. Les chiffres-clés, brut de décoffrage&amp;nbsp;:
''&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Fully 46% of all Americans have used the internet, email, or phone texting to get news about the campaigns, share their views, and mobilize others.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;More Americans have gone online to get political news and campaign information so far than during all of 2004.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Two new internet activities have stormed the political stage: 35% of Americans have watched online videos related to the campaign, and 10% have used social networking sites to engage in political activity.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Nearly one in ten internet users has donated money to a candidate online at this point in the race.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;39% of online Americans have used the internet to gain access to primary political documents and observe campaign events.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Despite the increased salience of online sources in the political arena, wired Americans have mixed views about the overall impact of the internet on politics.''&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;A noter notamment ce gap saisissant entre les partisans de Barack Obama et d'Hillary Clinton en matière d'activisme online&amp;nbsp;:
''&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Young voters tilt toward Obama specifically and toward Democrats generally, and that gives the Democrats some online advantages. Among Democrats, Obama supporters are more likely than Hillary Clinton&amp;#8217;s to be internet users. 74% of wired Obama supporters have gotten political news and information online, compared with 57% of online Clinton supporters.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Among online Democrats, Obama&amp;#8217;s supporters are more likely than Clinton&amp;#8217;s supporters to have made online campaign contributions (17% vs. 8%), to sign online petitions (24% vs. 11%), to have passed along political commentaries in blogs and other forms (23% vs. 13%), and to have watched campaign videos of any kind (64% vs. 43%).''&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Net-campagne US : La part croissante d'internet dans la consommation des médias</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/06/12/811-net-campagne-us-la-part-croissante-dinternet-dans-la-consommation-des-medias" />
  <issued>2008-06-12T04:55:12+00:00</issued>
  <modified>2008-06-12T04:55:12+00:00</modified>
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  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique Monde</dc:subject>
  <summary>Dire qu’internet a pris un poids colossal dans la campagne américaine est désormais un lieu commun. Il n’en est pas moins intéressant, de mettre cette évolution en perspective, au regard de quelques...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> Dire qu’internet a pris un poids colossal dans la campagne américaine est désormais un lieu commun. Il n’en est pas moins intéressant, de mettre cette évolution en perspective, au regard de quelques chiffres-clés, pour la plupart tirés d’une excellente &lt;a href=&quot;http://www.pewinternet.org/pdfs/Pew_MediaSources_jan08.pdf&quot;&gt;étude&lt;/a&gt; de la fondation Pew réalisée en début d’année&lt;p&gt;
&lt;ul&gt;
 &lt;li&gt;24% des Américains indiquent avoir appris quelque chose au sujet de la campagne sur internet (ils n'étaient que 13% en 2004)&lt;/li&gt;&lt;p&gt;
 &lt;li&gt;42% des jeunes Américains entre 18 et 29 ans s'informent sur la campagne via internet (ils étaient 20% in 2004)&lt;/li&gt;&lt;p&gt;
 &lt;li&gt;24% des Américains ont visionné au moins une vidéo en ligne à propos d’un candidat ou de la campagne (ce chiffre atteint 40% chez les moins de 30 ans)&lt;/li&gt;&lt;p&gt;
 &lt;li&gt;37% des 18-24 ans ont reçu des éléments d'information d un candidat via une plateforme de réseau social&lt;/li&gt;&lt;p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;
Plus impressionnant encore, ce graphique qui souligne chez les jeunes (18-29 ans) la poussée du média internet aux dépens de la télévision, en seulement 4 ans : +25% ! 
&lt;p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;img src=&quot;http://spreadsheets.google.com/pub?key=p2bxV_j91e7g5RA3u_vwkbg&amp;oid=3&amp;output=image&quot;/&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Barack Obama : le premier candidat...</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/06/12/810-barack-obama-le-premier-candidat" />
  <issued>2008-06-12T04:20:59+00:00</issued>
  <modified>2008-06-12T04:20:59+00:00</modified>
  <id>http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/06/12/810-barack-obama-le-premier-candidat</id>
  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique Monde</dc:subject>
  <summary>Barack Obama n’est pas seulement le premier candidat noir à participer à “la finale” de la course à la Maison Blanche, il est aussi le premier candidat de l’ère internet à obtenir la nomination d’un des deux grands partis nationaux.


Alors qu’ Howard Dean avait chuté dès le début des primaires, Obama est parvenu à créer au fur et à mesure une organisation politique que certains comparent à une start-up politique qui l’a propulsé jusqu’ à l’investiture. On n’a pas fini d’analyser les raisons d’un succès qui défie tous les principes de la stratégie électorale moderne américaine, et on ne saurait uniquement créditer internet d’un tel exploit, mais on ne peut évidemment pas l’ignorer, tant ce facteur s’est révélé incontournable tout au long de la campagne.


Celui que le New York Times baptisait récemment le wiki-candidat (à tort d’ailleurs), ou qu’Andrew Sullivan présente comme “the master of the new facebook politics” est parvenu, contrairement à Howard Dean en son temps, ou Ron Paul plus récemment, à bâtir une organisation aussi réelle qu’efficace. Certes, Barack Obama, par sa verve d'orateur et son talent d’organisateur (hérité de ses jeunes années  en tant que community organizer dans la banlieue de Chicago) a su susciter l'enthousiasme, et son équipe a su admirablement canaliser cet enthousiasme, principalement chez les jeunes, pour recruter des sympathisants, récolter des dons, et alimenter cette lame de fond qui a fini par balayer ses opposants démocrates.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Barack Obama n&amp;#8217;est pas seulement le premier candidat noir à participer à &amp;#8220;la finale&amp;#8221; de la course à la Maison Blanche, il est aussi le premier candidat de l&amp;#8217;ère internet à obtenir la nomination d&amp;#8217;un des deux grands partis nationaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu&amp;#8217; Howard Dean avait chuté dès le début des primaires, Obama est parvenu à créer au fur et à mesure &lt;strong&gt;une organisation politique que certains comparent à &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/05/26/opinion/26cohen.html?_r=1&amp;amp;scp=2&amp;amp;sq=obama+internet&amp;amp;st=nyt&amp;amp;oref=slogin&quot;&gt;une start-up politique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui l&amp;#8217;a propulsé jusqu&amp;#8217; à l&amp;#8217;investiture. On n&amp;#8217;a pas fini d&amp;#8217;analyser les raisons d&amp;#8217;un succès qui défie tous les principes de la stratégie électorale moderne américaine, et on ne saurait uniquement créditer internet d&amp;#8217;un tel exploit, mais on ne peut évidemment pas l&amp;#8217;ignorer, tant ce facteur s&amp;#8217;est révélé incontournable tout au long de la campagne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui que le New York Times baptisait récemment &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/06/08/weekinreview/08cohen.html?_r=1&amp;amp;scp=6&amp;amp;sq=obama+internet&amp;amp;st=nyt&amp;amp;oref=slogin&quot;&gt;le wiki-candidat&lt;/a&gt; (à tort d&amp;#8217;ailleurs), ou qu&amp;#8217;Andrew Sullivan présente comme &amp;#8220;&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/05/26/opinion/26cohen.html?_r=1&amp;amp;scp=2&amp;amp;sq=obama+internet&amp;amp;st=nyt&amp;amp;oref=slogin&quot;&gt;the master of the new facebook politics&lt;/a&gt;&amp;#8221; est parvenu, contrairement à Howard Dean en son temps, ou &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2007/11/05/777-ron-paul-le-candidat-dont-vous-nentendrez-jamais-parler-et-pourtant&quot;&gt;Ron Paul&lt;/a&gt; plus récemment, à bâtir une organisation aussi réelle qu&amp;#8217;efficace. Certes, Barack Obama, par sa verve d'orateur et son talent d&amp;#8217;organisateur (hérité de &lt;a href=&quot;http://blogs.wsj.com/informedreader/2007/03/09/how-community-organizing-shaped-obamas-politics/&quot;&gt;ses jeunes années  en tant que community organizer&lt;/a&gt; dans la banlieue de Chicago) a su susciter l'enthousiasme, et son équipe a su admirablement canaliser cet enthousiasme, principalement chez les jeunes, pour recruter des sympathisants, récolter des dons, et alimenter cette lame de fond qui a fini par balayer ses opposants démocrates.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, l'équipe d Obama a déployé des trésors d'ingéniosité pour faire feu de tous bois sur le web 2.0, s'appuyant sur cette formidable base de supporters pour s'imposer sur la plupart des réseaux et médias sociaux, de Youtube à Twitter, en passant par MySpace et Facebook. Mieux encore, il a su utiliser ces outils pour ce qu&amp;#8217;ils sont, c'est à dire &lt;strong&gt;des instruments d'information, d'organisation, et de mobilisation, et non pas de simples tuyaux à buzz&lt;/strong&gt;. Ce faisant, l'équipe d'Obama est parvenue à utiliser à plein les applications web idoines pour former à distance ses missi dominici, coordonner la campagne de terrain la plus ambitieuse de ses 30 dernières années dans l'Etat de Californie, pulvériser tous les records de fundraising online ET offline, et s'imposer sur les medias sociaux comme dans l'agenda médiatique national.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a cependant quelque chose de paradoxal et de fragile dans cette popularité exubérante&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;devenu le candidat incontesté des '&lt;a href=&quot;http://www.wired.com/politics/law/news/2008/03/obama_tools&quot;&gt;netroots&lt;/a&gt;', ce même candidat se voit régulierement reprochée une inconfortable distance à l'égard des 'grassroots'&lt;/strong&gt;, des Américains de la classe moyenne qui s'étaient tournés vers John Edwards ou Hillary Clinton pour les démocrates, et plus largement encore, vers les camp républicain. C'est désormais sur &lt;a href=&quot;http://www.usatoday.com/news/politics/election2008/2008-06-05-Obama_N.htm&quot;&gt;ce terrain, dans le Midwest&lt;/a&gt; et non sur MySpace que se joue la campagne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant d'en découvrir davantage sur les dessous de cette incroyable net-campagne, on retiendra surtout ces trois articles de référence (si vous en connaissez d'autres, merci de bien vouloir les signaler)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fastforwardblog.com/2008/03/05/how-obama-is-using-web-and-enterprise-20-in-the-us-primary-campaign/&quot;&gt;How Obama is Using Web (and Enterprise) 2.0 in the US Primary Campaign&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rollingstone.com/news/coverstory/19106326&quot;&gt;The Machinery of Hope&amp;nbsp;: Inside the grass-roots field operation of Barack Obama&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nationaljournal.com/njmagazine/cs_20080416_3324.php&quot;&gt;The First 21st-Century Campaign&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>La feuille de route d'Eric Besson en mode wiki</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/05/14/809-bilan-numerique-du-gouvernement-ou-en-sommes-nous" />
  <issued>2008-05-14T23:53:08+00:00</issued>
  <modified>2008-05-14T23:53:08+00:00</modified>
  <id>http://blog.netpolitique.net/index.php/2008/05/14/809-bilan-numerique-du-gouvernement-ou-en-sommes-nous</id>
  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Information &amp;amp; Communication Publique</dc:subject>
  <summary>A quelques semaines de l'ouverture des Assises du Numérique, TemPS réels et Betapolitique (sites proche du PS), battent le rappel en dressant l'inventaire des engagements du candidat Sarkozy en la...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;A quelques semaines de l'ouverture des Assises du Numérique, TemPS réels et Betapolitique (sites proche du PS), battent le rappel en dressant &lt;a href=&quot;http://www.betapolitique.fr/wiki/index.php/BilanNum%C3%A9riqueSarkozy&quot;&gt;l'inventaire des engagements&lt;/a&gt; du candidat Sarkozy en la matière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces engagements, énoncés dans une longue &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/diaporama/070420-net-nicolas-sarkozy-france-ere-numerique/&quot;&gt;tribune&lt;/a&gt; qui avaient été publiée sur le Journal du Net quelques jours avant le 1er tour, ont donc fait l'objet d'&lt;a href=&quot;http://www.betapolitique.fr/wiki/index.php/BilanNum%C3%A9riqueSarkozy&quot;&gt;un découpage minutieux, et d'une mise au format wiki&lt;/a&gt;, afin de pouvoir annoter et compléter l'état d'avancement sur chaque point.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au vu de l'absence totale de débat durant la campagne sur ces enjeux légèrement déterminants pour l'avenir économique de la France et du désintérêt global pour ces assises du numérique en dehors des sempiternelles questions sur le piratage, on peut saluer cette initiative qui vise à fournir une base de référence claire. Mise au format wiki, la longue liste des engagements pourra ainsi être utilement complétée, avec la crainte cependant, compte tenu du site hébergeur, que cette initiative soit d'emblée dénoncée comme partisane et ignorée.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Il faut dire qu'on aimerait trouver une liste équivalente sur &lt;a href=&quot;http://www.tic-croissance.com/1/&quot;&gt;le site des Assises du Numérique&lt;/a&gt; &lt;del&gt;ou même sur le &lt;a href=&quot;http://tableaudebord.u-m-p.org/accueil.html&quot;&gt;tableau des engagements électoraux tenu par l'UMP&lt;/a&gt;, mais ce dernier semble actuellement frappé d'amnésie totale&lt;/del&gt; (mise à jour&amp;nbsp;: bug à présent réparé).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sinon, pour mémoire, on pourra également se reporter à cette &lt;a href=&quot;http://blog.netpolitique.net/index.php/2007/05/04/724-programmes-tic-le-debat-nest-pas-qua-la-television&quot;&gt;interview&lt;/a&gt; du conseiller TIC du candidat il y a tout juste un an.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Interview de Jawad Boulos : Liban, Démocratie ... Facebook</title>
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  <issued>2008-05-12T23:42:36+00:00</issued>
  <modified>2008-05-12T23:42:36+00:00</modified>
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  <author><name>Netpolitique</name></author>
  <dc:subject>Netpolitique Monde</dc:subject>
  <summary>Jawad Boulos est membre du parlement libanais. Elu pour la première fois en 2005, au sein de la coalition qui détient actuellement la majorité, il milite pour préserver l’indépendance du Liban.


Rencontré à l’occasion d’une conférence sur la netpolitique organisée par l’Institut Aspen, Jawad est intervenu à l’issue de la présentation pour souligner un aspect des médias sociaux qu’il est trop facile d’oublier lorsque l’on est habitué aux campagnes électorales « normales » : celles qui se règlent dans les urnes et non pas à coups de bombes.


Jawad Boulos est aujourd’hui contraint de vivre et travailler en permanence avec un dispositif de sécurité draconien ; ne pouvant sortir librement et aller à la rencontre de ses concitoyens, il en est venu à utiliser Facebook pour garder le contact avec ses électeurs et défendre ses idées. Il nous explique pourquoi :


(note : cet interview était prévu avant les évènements tragiques qui affectent le Liban depuis quelques jours. Il paraît certes desuet aujourd'hui de parler de Facebook au regard de l'actualité du pays, mais nous espérons que cela pourra un tant soit peu contribuer à relayer de telles initiatives démocratiques)</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Jawad Boulos est membre du parlement libanais. Elu pour la première fois en 2005, au sein de la coalition qui détient actuellement la majorité, il milite pour préserver l&amp;#8217;indépendance du Liban.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rencontré à l&amp;#8217;occasion d&amp;#8217;une conférence sur la netpolitique organisée par &lt;a href=&quot;http://www.aspenfrance.org/gb/index.php&quot;&gt;l&amp;#8217;Institut Aspen&lt;/a&gt;, Jawad est intervenu à l&amp;#8217;issue de la présentation pour souligner un aspect des médias sociaux qu&amp;#8217;il est trop facile d&amp;#8217;oublier lorsque l&amp;#8217;on est habitué aux campagnes électorales «&amp;nbsp;normales&amp;nbsp;» : celles qui se règlent dans les urnes et non pas à coups de bombes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jawad Boulos est aujourd&amp;#8217;hui contraint de vivre et travailler en permanence avec un dispositif de sécurité draconien&amp;nbsp;; ne pouvant sortir librement et aller à la rencontre de ses concitoyens, il en est venu à utiliser Facebook pour garder le contact avec ses électeurs et défendre ses idées. Il nous explique pourquoi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(note&amp;nbsp;: cet interview était prévu avant les évènements tragiques qui affectent le Liban depuis quelques jours. Il paraît certes desuet aujourd'hui de parler de Facebook au regard de l'actualité du pays, mais nous espérons que cela pourra un tant soit peu contribuer à relayer de telles initiatives démocratiques)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;- Comment en êtes-vous venu à utiliser Facebook ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/jawad.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; J. Boulos&amp;nbsp;: J&amp;#8217;ai découvert Facebook fin 2007. J&amp;#8217;ai progressivement appris à l&amp;#8217;utiliser pour nouer des contacts avec les gens de ma circonscription. J&amp;#8217;essaie vraiment de discuter avec chaque nouvel ami qui me contacte par ce biais, d&amp;#8217;établir une relation personnelle. J&amp;#8217;y passe une à deux heures par jour. C&amp;#8217;est beaucoup de travail, mais c&amp;#8217;est essentiel. Paradoxalement, j&amp;#8217;ai le sentiment d&amp;#8217;être beaucoup plus accessible maintenant, alors que je suis contraint de vivre reclus, pour des raisons de sécurité, la plupart du temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;- Est-ce que cela vous aide dans votre travail d&amp;#8217;élu ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J. Boulos&amp;nbsp;: Je ne m&amp;#8217;en sers pas pour diffuser des messages. Je m&amp;#8217;en sers surtout pour échanger avec mes électeurs&amp;nbsp;; quelques centaines de personnes peuvent faire basculer la prochaine élection (juin 2009) dans ma circonscription, et je compte aussi sur Facebook pour m&amp;#8217;y aider.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la pratique, il m&amp;#8217;arrive de solliciter ma communauté lorsque je dois m&amp;#8217;adresser aux médias et que je veux m&amp;#8217;assurer que mes arguments sont clairs et seront bien compris. Leur avis, avant et après, m&amp;#8217;aide à être efficace lorsque j&amp;#8217;ai l&amp;#8217;opportunité de parler devant les médias. Bien entendu, je ne me contente pas d&amp;#8217;échanger avec ma communauté lorsque je passe dans les médias&amp;nbsp;; j&amp;#8217;utilise aussi beaucoup Facebook pour parler également des problèmes locaux qui n&amp;#8217;intéressent pas les journalistes nationaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, je me suis rendu compte que Facebook offrait également l&amp;#8217;opportunité de dialoguer avec des opposants, y compris des radicaux. Comme tout est public sur Facebook, c&amp;#8217;est une opportunité de répondre à certains arguments et d&amp;#8217;engager la discussion&amp;nbsp;; il est difficile de se défiler une fois la conversation engagée, et cela peut aider à rationaliser le débat. J&amp;#8217;ai ainsi pu échanger publiquement ou en mode privé avec des gens que je n&amp;#8217;aurais pas forcément pu rencontrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sur facebook et la communication politique, voir également les &lt;a href=&quot;http://www.epolitics.com/2008/05/04/has-facebook-jumped-the-shark-as-a-political-tool/&quot;&gt;récents échanges chez ePolitics&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
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