Archive | mars, 2006

La net-campagne et les médias : interview-podcast de Constance Baudry du Monde.fr

LeMonde.fr (version abonnés) a récemment publié un long dossier, intitulé « Cyberpolitique, cybercitoyens« .
Ce dossier très complet réalisé par plusieurs journalistes de la rédaction du Monde.fr fait le point sur les efforts déployés par les principaux partis, sur le flou juridique entourant certaines tactiques, et se penche sur les défis du débat politique en ligne.
A cette occasion, il nous a paru intéressant de faire un point avec Constance Baudry de la rédaction de LeMonde.fr, en renversant les rôles le temps de cette mini-interview d’un journaliste par un blogueur, pour discuter de la couverture journalistique de la blogosphère et de la net-campagne à venir.

Constance s’est aimablement prêtée au jeu, revenant sur les principales conclusions de l’enquête, la manière dont les journalistes du Monde.fr suivent les débats « blogosphériques », et nous annonce -sans le dévoiler- un dispositif dédié que mettra bientôt en place la rédaction du Monde.fr pour couvrir la campagne en ligne.

Téléchargez l’interview au format MP3

Read the full story

Posted in netpolitique0 Comments

14 000 nouveaux adhérents au PS recrutés en ligne selon Jack lang

Depêche AP :
Le Parti socialiste « a franchi le cap des 14.000 nouveaux adhérents » en deux semaines grâce à sa campagne d’adhésions sur Internet, a affirmé Jack Lang dimanche sur Radio J.

Read the full story

Posted in monde0 Comments

CPE : stratégie et manipulations sur les blogs et traitement médiatique du dispositif

France 5 publie 3 articles bien documentés autour du CPE :

Read the full story

Posted in europe0 Comments

Interview de Michel Germain : les premiers enseignements de l’enquête de l’observatoire de l’intranet 2005-2006

Michel Germain dirige la société Arctus spécialisée dans le Conseil en management et évaluation des TIC. Il est également enseignant à Paris 4 (Celsa) et Paris 9 (Dauphine). Il est l’auteur de Conduite de projet Intranet (Economica) 2004 et de L’intégration des 3 Nets (Éditions au Carré) 2005. C’est aussi le co-fondateur de ClubNet (Association professionnelle des responsables Intranet) et le co-organisateur d’Intracom-Paris (les 4, 5 et 6 avril 2006). A cette occasion, chaque année, une session de l’IntraCom est consacrée aux résultats de l’enquête de l’observatoire de l’intranet.

Michel Germain a bien voulu nous livrer un avant-goût des résultats de l’enquête de l’observatoire de l’intranet 2005-2006 en répondant à nos questions.

Netpolitique : Quelles grandes tendances de l’usage de l’outil intranet avez-vous observé au cours de cette enquête 2005-2006?

Michel Germain : En confirmation des tendances observées les précédentes années, le premier constat confirme le mouvement bipolaire qui consiste à centraliser d’une part les principes d’organisation et d’administration de l’intranet (notion
de « gouvernance »), et à décentraliser la dynamique de gestion des contenus auprès d’un large nombre de correspondants. Cette appropriation – à la fois globale et locale – s’inscrit dans un mouvement de pénétration de l’intranet dans l’ensemble des structures fonctionnelles et opérationnelles. Elle traduit dans le même temps une véritable vulgarisation technologique qui
tend à faire de l’intranet non plus une simple affaire de « spécialistes », mais un rouage essentiel de la dynamique humaine de l’entreprise, dans sa dimension de corps social. Elle s’accompagne d’une implication des différentes directions et services.

Cette tendance bénéficie de l’évolution significative des solutions de gestion de contenu (CMS) dont les
fonctionnalités d’édition sont facilitées et accessibles à toute personne habilitée, sans formation préalable, en raison de leur ergonomie soignée. En même temps, ces applications contribuent à améliorer la gestion des connaissances quand les mécanismes d’édition s’accompagnent de processus d’indexation et d’attribution de métadonnées.

Le second constat, corollaire du précédent, consiste à remarquer l’importance que revêt désormais la notion de maîtrise d’usage. Elle met l’accent non plus sur la performance des outils en réseau, mais sur l’importance des bonnes pratiques dans l’usage courant de ces technologies. L’un des exemples les plus significatifs concerne le bon usage de la messagerie, la prise en compte de la notion de flux et de stock à travers l’intranet (ce qui doit être conservé, ce qu’il faut supprimer), la conscience accrue des remèdes à trouver à l’ « infobésité » (arbitrage permanent entre ce qui sert, ce qui ne sert pas). Cette tendance s’accompagne souvent d’une implication du management dans l’attention accordée au respect des bonnes pratiques.

Netpolitique : Avez-vous enregistré des évolutions marquantes en termes de
fonctionnalités proposées aux intranautes ?

Michel Germain : La première attente des intranautes, quelle que soit la forme de l’organisation du travail, reste l’annuaire (et ses corollaires que sont l’organigramme et le trombinoscope). « Savoir qui fait quoi » demeure la première préoccupation, dans un environnement marqué par l’évolution constante des entreprises et le besoin permanent de contacts identifiés et
fiables. Au-delà de cette fonctionnalités basique (car quotidienne), l’annuaire propose désormais des fonctionnalités accrues (identification des compétences, etc.). Cette réponse s’inscrit aussi dans le besoin de l’entreprise d’administrer de la manière la plus fine ses dispositifs en réseau (habilitations, accès à l’information « pull », diffusion d’information « push », etc.). Tout ceci explique le rôle central exercé par le « méta-annuaire » d’entreprise, l’un des chantiers d’Hercule actuels.

En complément, la caractéristique la plus significative de l’intranet d’aujourd’hui réside dans les fonctionnalités de personnalisation qu’il propose à l’utilisateur. La capacité de l’intranaute à s’autodéterminer pour exprimer ses préférences dans la masse d’informations qui lui est proposée, à programmer des alertes en fonction de contenus qui lui semblent significatifs, à configurer son environnement d’information, constitue une avancée importante. D’une part, la personnalisation donne la main à l’utilisateur, répond à ses exigences, ce qui améliore à la fois l’acculturation et l’appropriation (positionnement actif et non plus
passif). D’autre part, elle fournit aux administrateurs un véritable outil de pilotage par la perception en retour des préférences de l’intranaute.

De manière complémentaire, la notion de bureau virtuel constitue une autre avancée majeure. Souvent liée à la fonctionnalité précédente de personnalisation, elle permet de rassembler dans une interface unique le point d’accès aux applications Web (Internet, Intranet, Extranet), bureautiques (Word, Excel, Power-Point, etc.), outils métiers de type informatique. Ce bureau virtuel constitue un pas significatif en ce sens qu’il préfigure la webisation globale, à terme, des organisations du travail, dans une dynamique de convergence

Enfin, une dernière évolution marquante semble être, toujours du point de vue de l’usager, l’attention croissante accordée à la performance du moteur de recherche. Elle s’inscrit dans le cadre d’une réponse attendue à l’identification d’une information, dans la masse croissante gérée dans l’intranet et à la difficulté de s’y repérer. Le moteur de recherche devient surtout un outil multifonctionnel capable de rechercher des documents sur des serveurs, des fichiers, des courriels, de proposer des possibilités de recherches variées (entités, sites, domaines d’activité, date d’un document, émetteur, sources, etc.) mais aussi à apporter du sens aux requêtes (qualification de la pertinence).

Netpolitique : Dans cette cinquième édition de l’enquête, les collectivités locales font-elles apparaître des particularités significatives dans leur utilisation de l’intranet ?

Michel Germain : Les collectivités locales confirment, dans cette enquête, leur forte accélération et progression dans le déploiement de l’intranet, après un démarrage plus tardif que celui des grandes entreprises. Toutefois une très forte disparité subsiste encore entre collectivités. Il semblerait que ce retard relatif ait permis – par le recul procuré – une prise de conscience
des enjeux organisationnels plus marqués que dans des entreprises venues plus tôt à ces technologies.

Les collectivités locales ont – pour les plus avancées – le même niveau d’exigence et de performance que les entreprises, en raison de l’imprégnation technologique ambiante (au domicile des agents comme dans leur environnement professionnel) et de leur volonté de profiter des TIC pour moderniser leur structure et améliorer l’efficacité interne. En certains cas, l’intranet constitue (paradoxe pour une collectivité) un véritable projet d’ »entreprise » (affiché de manière publique), avec une notion d’engagement et
des mécanismes d’évaluation.

Les collectivités s’orientent assez facilement (notamment Conseils Généraux et Conseils Régionaux) vers des solutions d’extranet (en corrélation avec l’intranet) en lien avec leurs différents partenaires institutionnels ou fonctionnels. Elles bénéficient de leur accès à des solutions matures pour progresser de manière rapide. L’une de leurs caractéristiques consiste en une double culture dans laquelle les partis-pris de deux écoles se manifestent. L’une privilégie les solutions « Open Source », l’autre les solutions dites propriétaires. Quelle que soit la solution adoptée, les collectivités ont comme particularité leur ouverture et leur capacité à échanger entre elles sur les solutions qu’elles souhaitent retenir, parfois même mutualiser.

Un autre aspect significatif concerne – dans les collectivités les plus avancées – l’approche souvent très structurée, professionnelle et systémique de l’approche globale des TIC, en matière d’organisation interne, de définition et de répartition des rôles entre MOA et MOE, de conduite de projet. Leur exemple est parfois pris comme référence par certaines PME-PMI (de taille souvent comparable). Enfin, l’effort en matière de sensibilisation, de formation et d’accompagnement des utilisateurs est souvent plus marqué que dans les entreprises.

Netpolitique : Nous finissons par notre question traditionnelle, quels sont vos 3 sites web préférés ?

Michel Germain : Question toujours sensible (et difficile), mais pour sentir l’évolution d’Internet et aller voir ailleurs !

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous inscrire à l’IntraCom Paris 2006.

Read the full story

Posted in netpolitique0 Comments

George Bush appelle à utiliser les blogs pour diffuser les « bonnes nouvelles » en provenance d’Irak

Lu sur Micropersuasion :
Lors d’un meeting à Cleveland, une jeune femme dont le mari était reporter en Irak, s’est plaint auprès du Président Bush du biais systématiquement négatif des grands médias, qui s’obstinent selon elle à préférer les images d’explosion aux images positives de la reconstruction.

En communication politique ça s’appelle une « balle facile » (softball question), ou encore « tendre une perche »… que Bush n’a pas loupée, en invitant le public à utiliser les autres médias à leur disposition, les médias libres (« free media »), et à soutenir les troupes et les soldats via leurs sites et leurs blogs :

One of the things that we have to value is that that we do have a media, free media that’s able to do what they want to do (…) there’s blogs, there’s internet, there’s all kinds of way to communicate which is literally changing the way people get their information and so if you’re concerned I would suggest that you reach out to some of the groups that are supporting the troops, that got internet sites and just keep the word moving.

Le texte complet de l’intervention et la vidéo

Ne crions pas trop vite pour autant à la manipulation, à la corruption de la blogosphère, comme cela semble être la mode en ce moment.
N’oublions pas que les blogs expriment des opinions individuelles pour la plupart, et des opinions politiques pour beaucoup. Il faut rappeler en outre que dans le contexte américain, les grands médias sont systématiquement taxés d’être de gauche (liberal media); Les Républicains ont donc été les premiers à miser sur les blogs pour proposer une information alternative en ligne.

Autant on peut se demander si Fox News fait du journalisme, autant il est difficile d’accuser un blog de ne pas en faire.

Pour se faire une opinion plus globale : la liste des blogs consacrés à la guerre d’Irak

Read the full story

Posted in e-administration0 Comments

ce graphique

CPE : Sous les pavés, les blogs

Lors de la conférence Politique 2.0, l’animateur avait très justement posé la question de savoir si le CPE, qui devait être soumis à l’Assemblée nationale de manière imminente, déchaînait les passions politiques sur la blogosphère. La réponse était clairement non à l’époque : nous étions le 30 janvier.

Ce n’est bien sûr plus le cas ; le débat est au coeur de l’actualité. A partir de la première semaine de février celui-ci s’est déplacé dans la rue, et sur le web, comme le montre très clairement ce graph trouvé chez Palpitt, qui propose en outre dans ce billet un très bon tour d’horizon des forces en présence (lire la suite).

ce graphique

Mais pour que ces blogs apparaissent comme la partie émergée de l’iceberg, encore faut-il qu’ils s’appuient sur un vaste réseau d’autres blogs qui innervent le mouvement d’ensemble.

La boîte à outils de la buzzométrie, décidemment de plus en plus à la mode, fournit quelques outils bien pratiques. L’un de mes préférés, Touchgraph, permet de faire une cartographie simple à partir des liens Google d’un site.
Voici ce que cela donne une telle cartographie sur le principal blog anti-cpe, stopcpe.net (les cercles de couleur ont été ajouté manuellement pour faciliter la lecture ) :

- Cercle rose : un blog personnel (« je suis inimitable« ), qui parle « de politique, de mutualisme, de syndicalisme, des choses de la vie, des gens que j’aime », qui ouvre sur d’autres blogs amis, également impliqués dans le syndicalisme étudiant, qui renvoient à leur tour sur d’autres blogs, ou sites de syndicats étudiants (UNEF, MJS, Union nationale lycéenne, …etc).

- Cercle orange : bien que l’image soit en partie coupée, on retrouve dans ce cercle une véritable nuée de pages interliées appartenant toutes au domaine nouvelobs.com. Cette concentration s’explique semble-t-il par la mise en place d’une section « spécial CPE » sur le site du Nouvel Observateur.

- Cercle vert : c’est sans doute le collectif le plus intéressant : « le collectif du 29 mai » est une initiative militante directement issue du mouvement opposé au Traité Constitutionnel Européen. Ce collectif, qui s’est constitué après la victoire du Non lors du référendum du 29 mai 2005, fédère plusieurs mouvements regroupés pour « construire une alternative au libéralisme ». Peu présent dans la presse, il est en revanche immanquable sur internet comme le montre cette cartographie de l’opposition au CPE.

Note : l’outil Touchgraph, qui tourne sur Java, ne fonctionnait pas pour les sites pro-CPE (http://ouiaucpe.blogmilitant.com/ et http://www.ensemblepourlecpe.com/) au moment de la rédaction de ce billet. Si l’un de vous parvient à surmonter cette difficulté technique pour compléter cette analyse, n’hésitez pas à nous le signaler dans les commentaires ou les trackbacks.

Read the full story

Posted in monde0 Comments

Augmentation de la fréquentation de la Toile gouvernementale et petite amélioration pour l’Administration Electronique

Stat@gouv, la mesure bimestrielle de fréquenttion de la toile gouvernementale vient de publier ses derniers chiffres. Les mois de décembre, janvier et février ont vu une forte progression de la fréquentation avec une moyenne à 8,7 millions de visiteurs uniques par mois.

Au delà de ce chiffre, cette lettre d’information publie d’autres données intéressantes :

  • La campagne de pub online sur le CPE a permis au site du premier ministre d’enregistrer 37 000 visites supplémentaires dont 18 000 issus de l’achat de mots-clés sur Google Adwords.
  • Le temps de visite moyen par site de la toile gouvernementale est de plus de 8 minutes. Soit les sites sont passionnants, soit l’information obligatoire pour l’usager est particulièrement dure à trouver.

Le site NetEconomie (sans fournir sa source, une interview?) révèle également que les internautes privilégient l’accès direct aux sites (saisie de l’URL dans la fenêtre du navigateur) sans toutefois bouder l’accès par le biais des moteurs de recherche, et ce le week-end plutôt qu’en semaine. (désolé aucun chiffre précis de la part de Neteconomie).

L’accès direct pourrait s’expliquer par les stratégies de notoriété des adresses web mises en place par les différents ministères : impots.gouv.fr (pour le MINEFI), travail.gouv.fr, grippeaviaire.gouv.fr (ministère de la santé).

Netpolitique faisait remarquer il y a presque un mois que ces stratégies de notoriété étaient contredites par un petit blocage technique. Notre petite proposition pour l’Administration Electronique consistait à faire en sorte de ne pas obliger l’internaute à taper les « WWW » devant l’adressse du site. Et bien, nous sommes heureux de vous apprendre que impots.gouv.fr ou travail.gouv.fr sont désormais accesibles directement sur leur adresse de communication. Par contre, on attend toujours le changement pour sante.gouv.fr et grippeaviaire.gouv.fr. GRIPPEAVIAIRE.GOUV.FR est pourtant l’adresse sur laquelle les pouvoirs publics communiquent. Mais c’est vrai qu’on peut encore attendre la transmission humaine pour réagir et corriger cette disposition technique qui ne nécessite que 2 minutes d’intervention sur le serveur dns des gouv.fr. La communication de crise passe aussi par ce type de petites choses.

Read the full story

Posted in europe0 Comments

CPE : la « génération précarité » est aussi la génération internet


Comment ne pas voir dans les manifestations étudiantes actuelles, et notamment dans l’utilisation d’internet et des technologies mobiles, la continuation de ce que l’on avait déjà constaté il y a un an lors des manifestations lycéennes contre le projet de loi Fillon ?
Déjà, la capacité d’utilisation du web, notamment des blogs, et du SMS à des fins d’information, d’organisation et de mobilisation était stupéfiante.
Est-il difficile d’imaginer que les lycéens de 2005 sont devenus pour partie les étudiants de 2006 ?

Dans un billet consacré à ces manifestations anti-loi Fillon, nous avions conclu sur une interrogation :

Lorsqu’on repense à l’extraordinaire capacité de mobilisation des lycéens via les outils offerts par internet, je ne peux pas m’empêcher de me demander ce que cela signifiera pour la net-campagne de 2007. Cette génération qui a grandi avec internet, qui surfe, blogue et sms comme elle respire, se fera-t-elle justement « entendre » grâce à ces mêmes outils ?

Cette question ne fait aujourd’hui plus de doute semble-t-il.

MàJ : illustration de Blog à part

Read the full story

Posted in monde0 Comments

@Netpolitique

Netpolitique sur Facebook

Dailymotion/Netpo

Archives

Suivre Netpolitique

Fil RSS de NetpolitiqueTwitter de NetpolitiqueDailymotion de NetpolitiqueVeille Diigo de Netpolitique