- Le JDD annonce que Laurent Wauquiez pourrait se voir accordé un Secrétariat d'Etat nouvellement créé aux Nouvelles Technologies. Un ouf de soulagement par rapport à l'hypothèse évoquée chez Morandini, en attendant de voir ce qu'il advient des ambitions technologiques du candidat Sarkozy.
(Mise à jour : et non, mauvais scoop du JDD : c'est finalement Eric Besson qui remporte le maroquin.)
- Dans le même article, Florence Muracciole indique qu'une personne venant renforcer l'équipe internet de l'Elysée sera en charge de "surveiller tout ce qui se dit sur la Toile, de traquer les fausses rumeurs de déjouer toute désinformation à l'encontre du Président. L'objectif : contre-attaquer aussitôt." Après la vidéo du G8, l'épisode CBS News, et le "pauv' con" du Salon de l'Agriculture, ça commence à faire. Le jeune responsable de la cyber-war-room de l'Elysée aura du pain sur la planche. A moins bien sûr que Laurent Wauquiez ne trouve rapidement une technologie miracle 
- Le Gouvernement Chinois aurait tout simplement bloqué l'accès à YouTube depuis la Chine pour limiter la diffusion d'images sur la répression des manifestations qui se déroulent actuellement au Tibet.
- Un sondage d'Harris Interactive indique que la majorité des Américains ne lit pas de blogs politiques. Le contraire eût été surprenant. C'est dans le troisième paragraphe que l'on nous signale tout de même que 23% de la population américaine lirait des blogs politiques, ce qui paraît tout de même extrêmement élevé (un quart des Américains, même pas des internautes ? allons donc). Bref, un sondage très discutable, d'autant que la distinction entre un blog et un site de média n'a plus aucun sens : tous les médias proposent désormais des fils de commentaires à la suite de chaque post article et des blogs à leurs éditorialistes, voire à leurs lecteurs. Bien malin qui peut aujourd'hui faire la différence, et dire sans se tromper qu'il lit un blog ou un site de média.
- Bob Beckel, ancien directeur de la campagne présidentielle de Walter Mondale (battu par Reagan) a coutume de dire que bâtir une campagne présidentielle aux Etats-Unis revient à bâtir en l'espace de quelques mois une entreprise digne de figurer dans le classement Fortune 500 de par sa taille, ses revenus, et le nombre de ses collaborateurs.
Barack Obama n'est pas seulement parvenu à construire l'une des "entreprises" politiques les plus efficaces de l'histoire politique américaine, il est parvenu à monter une véritable entreprise 2.0 dans l'Etat de Californie.
Si Howard Dean avait Meetup, Barack Obama a "Central Desktop", une application collaborative façon Google Docs pour les entreprises qui aura permis d'accélérer le recrutement, la formation, et le partage d'information entre bénévoles.
The use of Central Desktop started in the California campaign where the Obama people faced the task of developing and managing a field operation in a geographically massive and diverse state. According to Issac, the conventional wisdom was that you could really only campaign in California effectively through TV and direct mail. No one had tried to build a field operation from the grass roots up in California since Bobby Kennedy. Several volunteers started using Central Desktop to coordinate their internal efforts. It worked well so they decided to open it up to more volunteers as they hired and then organized a field operation that enlisted 6,000 precinct captain volunteers.
- Dans marketing politique, il y a marketing, comme l'a remarqué la start-up MOGreet qui a remis à chaque directeur de campagne démocrate et républicain un téléphone portable sur lequel les internautes peuvent envoyer une petite carte postale vidéo sur une dizaine d'enjeux clés, avec un message associé (un MMS en gros). Une fausse innovation technologique et une vraie idée stupide donc (j'imagine la réaction du directeur de campagne : "bien sûr que ça m'intéresse de recevoir des milliers de spams vidéos sur mon portable ; je commençais justement à me lasser de regarder Youtube en boucle").
lire la suite
Tags :